Sherlock 21st Century

Forum RPG inspiré par la série Sherlock de la BBC
 
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 "Merry Christmas", just deduce it. | Mycroft

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Sherlock Holmes
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MessageSujet: "Merry Christmas", just deduce it. | Mycroft   Sam 12 Fév - 22:45



Le salon étincelait de ses milles minuscules ampoules, formant des étoiles artificielles : ciel nocturne incongru, d’un or improbable et scintillant plus comme une plage en été qu’une nuit de Noël. C’était une fête tellement superficielle de toute manière : la neige chimique qu’on coinçait dans les recoins des fenêtres et qui tartinait les branches d’un sapin en plastique. La magie, arrangeait sur mesure pour ceux qui avait l’argent et les idées, pour les citoyens les plus banals, ce n’était que légende et rêverie. Même l’amabilité, la joie et les cadeaux étaient superficiels.
Par chance, les frères Holmes avaient tendance à dénigrer cette tradition censée être bienfaisante, même sous le regard à la fois réprobateur et désespéré de leur mère. Enfin, leur franchise dans leur chamaillerie était dans le fond plus agréable que d’user d’hypocrisie…

Sherlock espérait que le décor qu’il observait en taxi s’éterniserait miraculeusement, de son appartement de Montague, à celui de sa mère, la distance était loin d’être longue, pourtant, avec un peu d’espoir… Malheureusement, l’ennui commençait déjà à l’envelopper. Ce genre de repas le mettait dans un dilemme dont il se passerait volontiers : même une fois dans l’année, c’est beaucoup trop. Parler de ses enquêtes d’actualité, mystères brumeux et expériences morbides laissait sur le visage de Mrs. Holmes une expression absolument dégoûtée, écœurée, perdue et chagrinée. Tout comme ces discussions poussaient Mycroft à donner son avis, son astuce à l’énigme qui, pour son plus grand malheur, se révélait vraie. Et bien sûr, c’est son aîné qui s’attirait les félicitations de la mère, seul public gêné. Encore une fois, Sherlock jalousait alors son frère, tandis que la juge tentait, avec tant bien que mal à calmer les jeux, disant à Sherlock, qu’il était plus jeune, que c’était normal… Mais il entendait ça chaque année, et jamais il n’entendrait de version différente.
Inutile de se risquer à trouver une énigme capable de renverser la situation : si Mycroft ne pouvait la résoudre, Sherlock avait le sentiment prémédité d’en être incapable aussi -et que c’était certainement un problème sans queue ni tête et illogique, sans réponse-. Si il connaissait déjà la réponse, Mycroft n’aurait aucun mal à deviner qu’il avait triché : de plus, même si Sherlock avait déjà tenté, cela ne lui apportait pas la satisfaction attendue, celle de surpasser une fois, rien quune fois Mycroft.

Mrs. Holmes avait déjà fait remarquer à son plus jeune fils que cette obsession ne le mènerait à rien et que ce n’était pas des rivalité qui devaient saturer une relation fraternelle. Tant pis, le détective encore novice était bien têtu dans son genre.

Le temps de quelques réflexions et son corbillard, qui le menait à une horrible soirée il le sentait déjà, s’arrêta devant l’imposante porte en grille. Il paya le chauffeur et le laissa s’éloigner : le conducteur l’abandonna à son triste sort sans aucun regret vrai dire, lui, il avait un vrai travail et pouvait le placer en motif d’absence pour échapper à ces réunions qui tenaient plus des rituels sadiques.
Le pas traînant, il se hissa dans le couloir dallé du hall : c’était un vieil appartement, qui respirait une classe ancienne, vraiment le genre cosy de maman. Le jeune homme grimpa aisément les escaliers : le sac en plastique, déniché après des courses rapides, ne pesait pas lourd. Mais enfin, pourquoi lui qui différenciait un boxeur professionnel grâce à la forme de ses oreilles d’un peintre à la forme de son pouce et son index, avait tant de mal à choisir des cadeaux ? Mycroft autant, cela le dérangeait moins : fil dentaire, livre spécial sur le régime, cravate bon marché… tout était bon et méchant, jusqu’à ce que sa mère le dispense de cadeau qui ne faisait que pimenter leurs disputes continuelles. Néanmoins, ilé tait tout aussi maladroit avec Mrs. Holmes, quoique c’était bien moins intentionnel.

Après un soupir contenu, mais une expression franchement frustrée, Sherlock frappa la porte. La nuit superficielle l’accueillit et il ne pouvait s’empêcher de jeter un regard dédaigneux à la décoration qu’une dame déjà âgée comme Mrs. Holmes avait pourtant pris la peine d’organiser. Elle l’embrassa, avec tant bien que mal, sur la joue, essayant d’arriver à a hauteur puisqu’on son fils ne se contentait d’un minimum effort, surveillant le couloir pour que son frère ne le voit pas. Il portait encore sa mère dans son cœur, mais le dirait-il ? Le montrerait-il ? Certainement pas.

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Mycroft Holmes
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MessageSujet: Re: "Merry Christmas", just deduce it. | Mycroft   Lun 28 Mar - 16:29

Mycroft apposa sa signature sur le bas de la feuille d’un document classé confidentiel (un parmi tant d’autres), et posa son stylo. Une guerre évitée, des traités acceptés, des menaces tournées de manière à ne laisser qu’une seule possibilité dans un choix présentés à plusieurs solutions... Telles étaient les occupations de Mycroft Holmes tout au long de l’année et quelque soit la période : printemps, été, automne, hiver. Le gouvernement ne se reposait jamais, et par conséquent, lui non plus. Voilà bien longtemps qu’il avait appris à ne plus espérer de nuit complète et reposante. Si Mycroft avait des défauts, la folie et la naïveté n’en faisait surement pas parti. L’amour pour son frère, d’un autre côté, pouvait aisément être qualifié comme tel. L’homme à l’âge déjà bien avancé tourna le regard vers l’horloge accrochée au mur. Il allait être temps pour lui de partir. L’heure maximale où il pouvait prétendre se présenter chez sa mère sans recevoir de sermon sur son retard avait beau être éloigné d’encore une heure et de nombreuses minutes, le jour de noël était la seule période où Mycroft se permettait un semblant de repos. Et considérez cela comme un premier cadeau à sa mère. Il serait après tout juste de dire que la pauvre femme n’entendait guère parler de ses fils durant l’année (et ce malgré Mycroft qui tentait de la tenir informer comme son travail pouvait le lui permettre), la laissant seule avec ses prières pour leur santé.

L’aîné des Holmes s’enfonça dans son siège et ferma un instant les yeux. Sa main vint automatiquement frotter ses tempes soudainement assaillis par un début de migraine. Comme chaque année, noël, en plus d’être une fête commerciale plus qu’autre chose, lui promettait une soirée « exquise » en compagnie de son petit frère. Non pas qu’il n’appréciait pas ses moments-là. Disons plutôt qu’il ne savait que trop bien comment les évènements s’enchaînaient lorsque lui et Sherlock passaient plus d’un quart d’heure dans la même pièce… Alors de là à imaginer une soirée entière. Cependant, aussi intelligent son petit frère pussent-ils être, Mycroft n’était pas certain qu’il se rendisse compte entièrement de la peine que leurs chamailleries ( car comment appelé ça autrement ?) causaient réellement à leur mère. Par le passé (de nombreuses années auparavant, lorsque les deux frères avaient encore été jeunes), Mycroft avait surpris cette peine sur le visage de sa mère, plus visible encore que lors du repas-même, lorsque les garçons de même sang se battaient becs et griffes. Mais cela n’avait rien changé. Car, quelques efforts il pourrait faire, sans la part du travail que Sherlock devait fournir de son côté, rien ne changerait. Il avait secrètement fini par appeler cela « la malédiction des Holmes » (l’esprit dramatique de Sherlock déteignant sur lui, surement).
Une vague d’air frais vint caresser son visage et, sans ouvrir les yeux, Mycroft posa sa question, celle dont il connaissait déjà la réponse :

« - Sherlock est-il déjà parti ?
- Non, monsieur. Après avoir passé la matinée à Bart’s, il est retourné dans son appartement à Montague et n’en est pas ressorti depuis.
- Le contraire m‘aurait étonné. »


Mycroft ouvrit finalement les yeux pour poser son regard perçant sur sa secrétaire personnelle. Anthea (nom de code obligé pour le métier) avait remplacé son ancienne secrétaire il y avait quelques mois. Cette dernière avait elle-même remplacé une secrétaire qui elle-même en avait remplacé une. Toutes avaient été des catastrophes et des femmes « ordinaires » : à chaque mouvement brusque ou inattention, celles-ci avaient manqué de faire une grave erreur. Déclencher une guerre, mettre le pays en état de crise, envoyer des missiles, la perte de plans top-secrets… Voilà ce que Mycroft avait du régler lorsque ces femmes travaillaient pour lui. C’était un mystère quant à comment ils avaient réussi à éviter l’explosion de la planète Terre (ou, restons modeste, de la Grande-Bretagne). Et puis Anthea était arrivée avec son air de jeune fille modèle et son sourire qu’elle lançait à qui le voulait. Rien chez elle ne criait « ordinaire ». Mycroft décida de la garder à ses côtés quelque étaient les circonstances le jour où, pressé comme à son habitude, Sherlock avait bousculé la jeune femme alors qu’il quittait le bureau de son aîné. Mycroft avait alors attendu - avec une pointe d’angoisse, il devait se l’avouer - à quelle catastrophe mondiale il devrait remédier, lorsque la voix simple de sa secrétaire lui demanda si tout allait bien. Oui, ce jour-là, celle qui se faisait appeler Anthea gagna un poste à vie.

« - La voiture vous attend, Monsieur.
- Ce que j’ai demandé est-il prêt ?
- Tout vous attend devant le bâtiment.
- Très bien. »


Sur ce, Mycroft Holmes prit sa fainéantise à deux mains et quitta son fauteuil, suivit par celle que beaucoup considère comme son bras-droit.

Mycroft ne fit guère attention au voyage. Les rues se succédaient les unes après les autres, avec leurs lumières colorées et leur père-noël articulés. Londres en était presque méconnaissable à cette période de l’année. Durant les premières minutes, Mycroft s’occupa à nommer les rues empruntées tout en réfléchissant aux problèmes qu’il devrait régler la soirée une fois terminée, mais bien vite, son esprit trouva de nouvelles préoccupations, et le reste du trajet se déroula en grande conversation (monologue serait plus exacte) où il donna les ordres à Anthea qui, les yeux tantôt rivés sur lui, tantôt sur son blackberry, hochait silencieusement la tête, posant parfois une question pour plus de détails.

Mycroft était rarement seul. Où qu’il aille, quelqu’un était toujours là, tapis dans l’ombre, prêt à intervenir au plus petit geste de sa part. Pourtant, il était bien seul lorsqu’il frappa à la porte (décorée s’il-vous-plaît !) de chez sa mère. Il entendit les talons que la vieille femme sortait pour les grandes occasions se rapprochées de la porte qui s’ouvrit finalement.

« - Mycroft, tu es déjà là ! Joyeux noël, mon garçon ! »

Le jeune homme accepta volontiers l’embrassade dans laquelle sa mère l’emportait, et déposa délicatement deux bises sur ses joues. Voilà la femme qui à elle-seule pouvait diriger surement deux des hommes les plus intelligents de la planète. Un simple claquement de doigts et elle était capable de les réduire à un état de soumission. Sherlock et Mycroft, bien que différents et si semblables à la fois, tenait au moins ce même point commun : leur mère était l’être le plus précieux à leurs yeux, bien qu’il ne se l’avoueraient jamais mutuellement, et moins encore à leur mère elle-même !

Mycroft la suivit dans la pièce principale où une table était déjà préparée. Comme la porte, la maison contenait des décorations de-ci de-là, dont un sapin d’une taille importante près de la cheminée allumée et quelques paquets cadeaux bien rangés sous l’arbre (Mycroft aurait sans nul doute pût deviner lequel revenait à Sherlock et lui-même, mais il avait promis il y avait de nombreuses années de cela qu’il cesserait de deviner le contenu des cadeaux, souhait auquel sa mère avait semblé tenir absolument). Après être aller finir quelques préparatifs en cuisine, Mrs Holmes et Mycroft allèrent s’installer près du feu à discuter de tout et de rien (Mycroft faisait en sorte de parler de ce que souhaitait et apprécierait sa mère. Inutile de commencer à affaiblir ses nerfs ; les évènements futurs de cette soirée serait bien suffisant pour cela).

Ce ne fût guère une surprise pour Mycroft lorsque quelqu’un frappa à la porte à cet instant précis. Sherlock avait pris la bonne habitude de n’arriver ni en avance mais ni en retard. C’était un don exceptionnel dont son petit frère faisait preuve, l’aîné de la famille devait bien l’avouer. Tandis que sa mère allait accueillir à grande enjambées son dernier enfant, Mycroft se servit un nouveau verre de Brandy (la bouteille qu’il avait amené réservée pour le repas) et en remplie deux autres. Lorsqu’il se retournait, sa mère et son petit frère pénétrait dans la pièce.

Mycroft aurait volontiers rit en voyant le visage de son petit frère devenu si commun en cette période spécial. Il devait néanmoins avouer que les talents d’acteur de son cadet était incroyable : il était improbable, voire même impossible, que sa mère pusse avoir lu ce que Mycroft lisait en cet instant même dans les traits de son frère. En lieu de rire, Mycroft opta pour un sourire (dont Sherlock lirait aisément la raison, il n’y avait aucun doute). Après avoir donné à sa mère un des verres qu’il avait rempli, Mycroft prit les deux autres et se tourna vers Sherlock.

« - Sherlock, s‘exclama t-il avec une gaieté ironique, sachant très bien les sentiments de son frère à cet instant précis, quel joie de te voir enfin parmi nous. Que penses-tu des décorations ? Londres est à peine reconnaissable en cette période de l’année, qu’en dis-tu ? »

Puis, arriver devant son frère, il lui tendit un des verres qu’il tenait, et dit d’une voix plus basse, plus tranquille… moins fausse, aurait surement ajouté son cadet.

« - Joyeux noël, petit frère*. »

Mycroft sentait plus qu’il ne voyait le regard de sa mère posé sur eux. Non, la guerre n’éclaterait pas… Pas immédiatement du moins.
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MessageSujet: Re: "Merry Christmas", just deduce it. | Mycroft   Dim 29 Mai - 22:58



Le regard noir de Sherlock s’opposa brutalement au sourire ravi de Mycroft. Une collision entre deux nuages orageux n’aurait pas fait éclair plus magnifique et plus violent. C’était bien malheureux de comprendre, pour le soir de Noël, que votre pire ennemi était le seul capable à voir à travers votre masque de peau, masque de chair. Evidemment, si on considérait Sherlock comme une personne capable de tout voir. Mycroft alors était capable aussi de voir ce qui n’était pas visible à l’œil nu.

-Les guirlandes et autres lumières donnent un côté ridicule à la ville.

Dans le fond, il avait peut-être raison : quand les voisins entreprenaient un concours de à celui qui rajoutera le plus de lumière sur son toit, les petits anges et serpents lumineux prenaient un air burlesque. Cela dit, toutes les petites étoiles qui se perdaient entre les branches de sapin étaient jolies dans une certaine sobriété. Mais être d’accord avec son frère ?
C’était Noël, mais l’immaturité n’était jamais en vacances !

« - Joyeux noël, petit frère. »

-Joyeux noël à toi aussi, grand frère.

Mais rien ne servait à précipiter les choses. Et puis, Maman semblait heureuse que Sherlock accepte le verre que lui tendait Mycroft. Mais hors de question qu’elle entende leur échange ; le cadet avait parlé d’une voix aussi basse. Le français en revanche, n’était là que pour égaler encore son éternel rival, car malheureusement Sherlock voyait là un petit défi. Les deux étaient après tout plutôt fiers de leurs racine françaises : un point commun sur lequel ils jouaient. Le seul où ils pouvaient rivaliser plus amicalement.
Vite il devança son frère pour atteindre le salon. Mrs Holmes tentait de voir le bon côté de ces sales tours : c’est que les deux jeunes hommes ne grandissaient jamais, divisant toujours leur âge par deux à chaque fois qu’ils se rencontraient. Comme si ils se confinaient dans leur petit monde, comme deux enfants conscients que eux seuls se comprenaient. Petite bulle du passé que l’on conserve à coups de vieilles insultes et monotones mesquineries.

Par chance, les décorations à l’intérieur de l’appartement respectaient une certaine tradition et une retenue élégante. C’était fou comment une petite branche de houx pouvait reparfumer les souvenirs, redonner de la couleurs aux photos passées et faire respirer de la poussière mais douce nostalgie. Rien que l’odeur piquante du sapin aidait à se familiariser avec une pièce. Même une personne aussi insensible que Sherlock ne pouvait être indifférent à tout cet univers.
Mrs Holmes les invitèrent à s’asseoir à table : le repas ne commençait pas, mais pourquoi donner les cadeaux en étant debout et fatigué ? De plus, se rasseoir à la même place qu’ils avaient toujours occupé, même quelques années auparavant, c’était une ancienne habitude qui mettait instantanément à l’aise. Une habitude qu’il ne fallait surtout pas perturber par un changement quelconque.

La mère des deux grands enfants déposaient les présents encore emballés sur la nappe blanche, prenant garde à ne pas en faire tomber un dans une des bougies qui égayaient le plateau avec leur lumière ambrée. Une catastrophe arriverait bien assez tôt avec les deux frères en face à face. Pendant ce temps, Sherlock s’était penché pour sortir deux cadeaux sur sac qu’il avait apporté : il s’encombrait que très rarement, mais l’occasion lui dictait cette besogne comme obligatoire. Choisir des cadeaux déjà était un atroce devoir : le revers de la médaille durant Noël en fait. Il déposa celui de sa mère sur le côté, s’occupant avant de son frère : commençant déjà par le meilleur avec un sourire assez tendu.
Il allongea son bras et tendit la forme rectangulaire et plate vers son aîné.

-Je te rassure : ce n’est pas le même cadeau que je t’ai offert à ton anniversaire il y a deux ans. C’est une nouvelle édition où ils ont corrigé certains détails.

Offrir un guide du régime comme cadeau pour toucher un des principaux points sensibles de Mycroft, c’était sûrement le geste le plus mesquin qu’il ait pu faire… à répétition, en plus. Cette année, il s’était tout de même amélioré : il avait trouvé un roman policier qui traitait d’une enquête assez bien menée. Sherlock avait même écrit à l’intérieur de la couverture Sur 247 pages, j’ai trouvé la solution à la 97ème. Dis-moi à partir de quelle page tu devines l’identité du criminel. Ton frère.. Il espérait juste que leur mère n’aperçoive pas que Sherlock ait bel et bien écrit « ton frère ». Le jeune homme avait un peu regretté de ne pas avoir écrit tout simplement son nom, au lieu de cette marque affective qui prouvait leur lien.
Mais le geste était fait et il fallait créer un contrecoup avec encore et encore des petits regards fusilleurs et des coups de pieds sous la table. Même si le livre sur le régime était suffisamment efficace.

Sherlock tendit le cadeau pour leur mère, surveillant toutefois avec insistance la réaction de son aîné. Quand à Mrs Holmes, elle soupira, baissant les épaules comme avouée vaincue par ces chamailleries dont elle ne prendrait jamais plaisir, en fin de compte.


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