Sherlock 21st Century

Forum RPG inspiré par la série Sherlock de la BBC
 
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 Don't piss me off... [100%]

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Anthony J. King
Civil | J'aime la beauté de votre médiocrité
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Anthony J. King

•Messages : 23
•Arrivé(e) le... : 19/02/2011
•Fiche : [url=LIEN DE LA FICHE]BLAH[/url]
•Thème : [url=LIEN]BLAH[/url]

MessageSujet: Don't piss me off... [100%]   Sam 19 Fév - 0:55

Must be so boring in the little head of yours !


Nom : King
Prénom(s) : Anthony Jonathan
Sexe : Masculin
Âge et lieu de naissance : 46 ans, né à Cambridge
Groupe : Civil
Métier/Etudes Professeur d'escrime / Libraire
Ft Anthony Higgins

Autres
-Violence conjugale / Charges abandonnées
-Violence / Charges abandonnées
-Agression volontaire / Charges abandonnées
-Atteinte à la pudeur / Charges abandonnées


Physique
Un minimum de 12 lignes soit 230 mots

Ce truc est assez grand pour faire peur à ses élèves. Il le regarde de haut avec un regard, qui malgré un visage aux traits plutôt beaux et doux, ne peut que faire trembler ou pleurer. Aucune douceur, aucune gentillesse, même son visage semble s'assombrir de jour en jour, et ce, malgré les quelques rides laissant penser qu'un sourire étire quotidiennement ses lèvres. Ce qui est le cas, mais son sourire n'est que cynisme et moquerie, ce qui rend le tout quelque peu hypocrite ou faux. Ses yeux marrons ne reflète rien d'autre que ce que l'on connaît déjà de lui et seul quelqu'un le connaissant réellement pourrait y lire son humeur ou ses souffrances.

Plus on descend, plus on sait qu'il fait de l'escrime, du sport. Il ne ment pas lorsqu'il le dit, mais il vieillit aussi. Si aucun ventre ne vient sous-entendre qu'il a arrêté de bouger, il est beaucoup moins rayonnant qu'avant, malgré son corps qu'il entretient, malgré ses muscles qu'il soigne. Ses longs doigts sont parfois quelque peu jaunit ou noircit au bout. Non parce qu'il fume ou ne se lave pas, mais plus parce qu'il parcourt journal et livre pendant la journée entière, faisant couler de l'encre.

Une partie de son corps ayant souvent et quasiment toujours attiré l'attention serait ses fesses. Il n'en a jamais accordé lui-même grande importance, mais chaque femme réussissant à sortir avec lui plus d'une journée n'en tarissait d'éloges. Ou sinon il captait une conversation entre élève. D'après eux – ou elles aussi quoi – elles étaient fermes, agréable à effleurer, voir même à toucher. Plus ou moins bombées, loin d'être plate, elles restent musclés, bien remontées et présentant un bon maintient, bien mises en valeur lorsqu'il a son uniforme d'escrime ou lorsqu'il porte des jeans plus jeunesse que ce qu'il peut porter dans la vie de tous les jours. Vous aurez compris qu'il s'agit bien là d'un fantasme d'élèves, de femmes et d'hommes sans que lui-même n'en ai pris un jour conscience, n'en ayant réellement rien à cirer. (J'assume qu'on dirait un postérieur de dieu grec, mais bon, à qui la faute ?)

Il est en forme pour ses quarante ans et peut même espérer le rester pour quelques années encore et ne pas paraître son âge. Du moins, il l'espère fortement.


Caractère
Un minimum de 12 lignes soit 230 mots

« C'est quoi ça ? Vous croyez vraiment pouvoir réussir cette technique en vous comportant comme une fillette pré pubère !? »

Anthony est impitoyable. Ses élèves attentifs et doués vous diront qu'il est un de leurs professeurs préférés – puisqu'il ne les a jamais réellement rabroué – ou sinon ils vous diront que son agressivité était nécessaire pour qu'ils puissent apprendre plus rapidement. Quant à ses élèves lents, ils vous diront en tremblant que cet enseignant était le pire de tous et qu'il leur en faisait voir de toutes les couleurs – on pourrait même se contenter du rouge, du bleu et du noir. Il aime la discipline et l'ardeur au travail, mais les met en œuvre à sa manière, sans regard pour l'intégrité de ses élèves inférieurs, sans remords pour les gamins ne pouvant suivre son rythme. - Pour lui, ça marche. Certes, certains élèves finissent par quitter son cours, mais cela ne fait que lui prouver qu'ils n'y avaient pas leur place alors que d'autres, qu'il a sévèrement repris pourtant, restent et tentent de remonter dans son estime -. Malheureusement, il n'a de l'estime pour personne. Il faut réellement être doué et un peu lèche-botte pour parvenir à lui arracher une petite once de sympathie.

Il ne faut pas se leurrer. S'il vous fait un sourire, fuyez. Soit il sourit avec hypocrisie pour passer dans une quelconque convention sociale sans trop de dommage, soit il sourit parce qu'il a trouver une nouvelle proie à manipuler. Il est comme ça. Il s'approche, crée des liens, tente de s'immiscer dans la vie des autres. Il n'est pas non plus impossible de vivre avec lui sans en souffrir, mais il faut tout de même être muni d'une patience légendaire et d'un caractère aussi grand que le sien. Il ne supporte pas les plus faibles, mais respecte ceux qui lui sont supérieurs – quand il juge que la personne peut lui est supérieure, sinon tant pis.

Son ardeur au travail – à l'escrime surtout – est égal à son calme et sa tranquillité lorsqu'il est entièrement seul chez lui ou dans sa librairie, mais dès qu'une personne entre pour chambouler son monde serein, il peut devenir insupportable, arrogant, violent et blessant. Il ne faut pas le déranger lorsqu'il est dans ses livres ou bien confortable dans son gymnase entre deux cours à s'entraîner seul ou avec un mannequin d'entraînement. C'est qu'il a bien des pulsions à écraser dans l'oeuf le pauvre. Se battre est l'une des meilleures solutions qu'il a put trouver. Lire aussi. Il parvient donc à canaliser parfois la colère, mais elle finit toujours, un jour, par blesser quelqu'un.

Tout le monde pourra s'entendre sur n'importe quoi, les faits restent les faits. Il a beau être parfois arrogant, chiant et surtout d'une agressivité sans bornes, il reste un homme intellectuel et intelligent qui n'a plus rien à prouver – sauf peut-être son manque de contrôle – et se fait une joie de reprendre tous ceux pouvait être en erreur sur un sujet littéraire ou scientifique. Il connaît bien des domaines et se plaît à avoir une connaissance généralement plus grande que la moyenne.

Il a une certaine loyauté dans la haine, la provocation et la rivalité. Jamais il n'abandonnera un grand ennemi. Par esprit de possession, il pourrait même aller jusqu'à nuire aux ennemis de ses ennemis pour garder l'exclusivité sur leurs souffrances. Lorsque la confrontation dépasse sa propre essence, il y a souvent du respect en arrière, bien caché, bien enroulé sous ses piques acérées ou ses sourires empoisonnés. Il aime faire souffrir, c'est dans sa nature, mais faire souffrir un ennemi lui apporte beaucoup plus de plaisir que faire souffrir ses pauvres élèves. Il y a tant à retirer chez un être quasiment égal à soi-même. Autant en spectacle qu'en estime.

Ses relations :
Joël Belsph: Que dire d'une relation qui est née premièrement d'une totale rivalité. Si le désir de la provocation était beaucoup plus vivace chez Anthony que chez Joël, les deux hommes ont finit par développer des affinités basées autant sur un désir d'écraser l'autre que sur une "amitié" contenant bien plus de tares que de bénéfices. Anthony ne peut pas supporter Joël et sa douceur indifférente, mais il s'agit de son rival, son ennemi, sa possession. S'il adore tenter de le détruire ou de le rabaisser, aucun autre n'a le droit de le faire. Aucune logique dans ce qu'il pense du plus vieux, mais beaucoup d'agressivité lorsqu'il est dans la même pièce. C'est à se demander comment un lieu peut survivre à leur présence simultanée.

Histoire
Un minimum de 20 lignes soit 400 mots

« Quand tu es né mon fils, je savais dès le premier regard que tu aurais une grande destinée. L'autorité que tu portes en toi ne pourra que te lancer dans tes études et ta vie personnelle. Tu sais...je suis tellement fière de t'avoir mis au monde. Ne te laisse jamais marcher sur les pieds et surtout, n'oublie pas que tu viens d'un peuple qui n'a cure de la hiérarchie... »

Code:
-Ma maman à moi travaille à la télé et mon papa est professeur. Ils se sont rencontrés au cirque mes parents. Je les aime beaucoup.-

Sa mère était bohémienne, son père était un anglais tout ce qu'il y a de plus normal. Bien que la première ne revendiquait plus aussi haut et fort que ses grands-parents ses appartenances païennes et fermées, elle était fière du sang qui coulait dans ses veines et enseigna très rapidement à son fils de n'obéir à l'autorité que si ça pouvait lui servir ou s'il n'avait pas d'autres choix. Le père, beaucoup plus respectueux des conventions, apprenait à son fils à bien se comporter en société. Il lui appris les différentes manières de se faire respecter ainsi que les différents visages des gens qui pouvaient l'entourer. Ses grands-parents maternels et paternels lui donnèrent la connaissance de l'entourloupe, mais aussi lui montrèrent la puissance des mots. Déjà, à cinq ans seulement, le petit se révélait de la sorte d'enfant-roi qui, même s'il obtenait tout ce qu'il voulait, œuvrait pour l'avoir. Le fait qu'il soit si mignon et si prompt à sourire lui ouvrit bien des voix et bien des cœurs alors même qu'il n'avait pas encore l'âge pour se rendre compte de tout le potentiel qu'un tel contrôle sur l'humeur des gens pouvait offrir.

Code:
-Mon nom est Anthony Jonathan King et j'ai maintenant 6 ans. Mes camarades de classe sont stupides. Vincent n'arrête pas de mâcher ses crottes de nez et ça me dégoûte. J'aimerais être dans la classe de Claire. Ils sont tous grands et moins ennuyants. Claire c'est mon amie. Elle fait tout ce que je veux. Elle dit que je suis mignon. Je la trouve un peu idiote.-

Une chose était certaine, ce gamin avait une adoration de l'école très particulière qui fit nettement plus plaisir au père qu'à la mère. Même si celle-ci comprenait l'importance de l'éducation – elle même travaillait dans un secteur très public et ayant fait les études pour – elle aurait de loin préféré que son enfant ne fasse l'école à la maison. Elle ne voulait pas que les gens extérieurs à leur culture et leur façon de vivre ne viennent mettre des idées dans la tête de son fils. Ils essayaient de l'élever dans le respect de la nature, mais dans la fermeté de l'éducation. Ils essayaient de le rendre fort, dur et surtout inébranlable. Il ne devait, jamais, en aucun temps, se laisser rabaisser, se laisser insulter. La fierté de la famille résidait dans cette capacité à léviter au-dessus des conventions et dogmes humains. On le lui répétait souvent, comme une incantation qu'il fallait répéter des centaines et des centaines de fois pour que le sortilège en vienne à marcher, comme un psaume que l'on oblige à lire et relire, comme une leçon qui doit être retenue par cœur. Il n'y avait rien de plus important. Pas encore adolescent, jamais tout à fait enfant. On lui apprenait à devenir un homme avant la puberté.

On lui apprenait à détruire.

« Sois fier mon fils et ne baisse jamais les yeux devant l'ennemi, mais respecte ton rival le plus valeureux pour la détermination dont il fera preuve même dans la défaite. Tu décides ton destin, tu décides ta vie et personne ne pourra t'enlever ce droit de choisir. Répond à l'injustice... »

Code:
-Mon nom est Anthony Jonathan King. J'ai 10 ans. Je déteste ces travaux stupides où l'on doit parler de soi. Je suis ce que je suis et je me fiche de ce que l'on pense de moi. Je n'ai pas besoin de me justifier. Je suis né à Cambridge, une ville pas très loin de Londres et mes parents travaillent tous les deux dans un secteur public. Ma mère à la télévision et mon père à l'école. Il est enseignant. C'est ce que je voudrais faire plus tard, mais j'aimerais étudier à des élèves intelligents. J'aimerais que ces élèves m'écoutent et comprennent que je le suis plus qu'eux et qu'ils me doivent le respect. Je sais que quand mes grands-parents étaient à l'école, le maître apprenait à l'élève. Ce n'était pas des imbéciles qui enseignaient à d'autres cons comment vivre.-

Lorsqu'il changea de niveau scolaire, ses parents décidèrent de déménager à Londres afin d'habituer leur fils à une vie beaucoup plus urbaine. Ce fut une expérience qu'il détesta, mais qu'il su apprécier lorsqu'il vieillit, ayant alors un recul bénéfique sur les épisodes plus marquants de sa vie. Il fêta donc sa dixième année dans cette ville active. Il put aussi juger le niveau de cruauté des gamins de son âge, participa même à plusieurs humiliation, en tant qu'investigateur et non victime et c'est aussi à cet âge qu'il subit sa première grande défaite.

Il s'était intéressé très jeune aux sports de combats, que ce soit à l'arme ou au corps, il adorait se battre et ne manquait pas une occasion. Ses retours à la maison, souvent écorché, souvent en colère, se faisait de deux manières: premièrement son père lui reprochait cette attitude totalement indigne d'un gentleman, deuxièmement sa mère le félicitait pour son courage et sa volonté guerrière. Sous ces deux avis mitigés, il ne pouvait que grandir en essayant de faire cohabiter les deux le mieux possible, manipulant ses pairs de par son hypocrisie polie mais irréprochable et de par son autorité naturelle qui commençait lentement à tourner vers la violence volontaire.

Le contraire de ses retours habituels arriva lorsqu'il revint un jour de l'école avec un bras croisé contre sa poitrine et des larmes fortement retenues au coin des yeux. Il avait désormais 13 ans, un caractère à tranché au couteau, mais des ennemis de plus en plus nombreux. Pour la première fois de sa vie, il avait mordu la poussière de la manière la plus violente qu'il n'avait jamais vécut. Ce n'était pas la première fois qu'il perdait – ses échecs lui en apprenaient beaucoup plus que ses victoires – mais l'humiliation avait été grande et la colère qui s'en résultait bien pire encore. Un groupe s'était ligué contre lui à la sortie des cours et avait mis en pratique ce que lui même avait l'habitude de faire subir aux autres. En trouvant les mots, en trouvant les gestes et en frappant à plusieurs, il n'eut d'autres choix que de plier devant eux. Il n'eut d'autres choix que de briser sa fierté pour courber l'échine en soumission. Son arrivée chez lui se déroula...comme d'habitude...de deux manières différentes. Son père, cette fois inquiet et non frustré, pris soin de son fils comme il le pouvait, décidant de l'amener à l'urgence pour ses multiples blessures. Sa mère – qui par devoir accompagna son enfant jusqu'à l'hôpital – ne cacha ni sa déception, ni sa honte devant une telle défaite. C'était le dernier coup de fouet qu'il lui manquait. Il fut dans l'obligation de rester chez lui jusqu'à sa guérison et retourner à l'école changé. En bien et en mal.

« Ton esprit est le pouvoir le plus grand que tu possèdes. Personne ne peut te l'enlever. Ils peuvent tenter de le briser, mais tu dois trouver en toi la puissance pour maintenir ton âme hors de tout danger. Ils peuvent tenter de le dominer, mais tu dois te montrer plus fort, plus retord, plus cruel. Tu es un Dieu mon fils. Tu es l'homme de cette maison. Tu dois pouvoir contrôler les autres avant qu'ils ne te contrôlent toi. Sois empereur et réduis à l'esclavage ces chiens.... »

Code:
-Je suis Anthony Jonathan King et j'ai 18 ans. Je vis dans une société où les hommes sont faibles et les femmes revendiquent à répétition des droits qu'elles ont déjà. Parfois, marcher dans les rues me donne l'impression que je me tiens dans un couloir ou un sentier et que tout autour de moi évolue un monde d'animaux perdus. Je n'ai pas l'impression d'appartenir à cette vaste caste d'insectes qu'il me suffit d'analyser et de cataloguer. À chaque fois que j'entends quelqu'un se plaindre de sa vie, j'ai envie de le faire ramper le plus longtemps possible dans un champs d'épines, simplement pour lui faire voir qu'il existe pire, que son véritable cauchemar n'est pas encore arrivé et qu'il lui est possible de se faire happé par plus fort que soit n'importe quand. Malgré mes visions bien pessimistes du monde humain, je le concède, je désire enseigner. Je veux inculquer à la jeunesse, à la génération qui n'est pas la mienne, toutes les connaissances que je peux partager.-

Aucune relation amoureuse ne lui réussit véritablement, et ce malgré les conseils et les revendications de ses parents. Il tenta à plusieurs reprises, ne faisant guère attention au sexe de son compagnon, mais ne put jamais garder quelqu'un plus de quelques semaines. Celui qui dura plus longtemps, un homme, partit au bout d'une mi-année. Ce ne fut que pendant la fin de son université qu'il tomba sur Claire, la même que dans sa jeunesse, mais qu'il avait alors rapidement oublié. Il la redécouvrit donc à cette époque et instaura à nouveau cette relation d'admiration et de vénération. Il n'était plus mignon, il était séduisant et elle....elle plut à ses parents.

Personne ne réussit jamais à comprendre ce qu'elle pouvait bien trouver à un homme tel que lui. Après tout, il était sec, ne respectait quasiment personne, écrasait ses adversaires avec un manque total de tact, mais devenait néanmoins le ravissement de beaucoup de ses professeurs. Il battait les records, restait assidu en classe et écoutait avec autant d'attention qu'il pouvait se permettre de donner. Il n'avait plus jamais trouver homme pour l'agresser comme il l'avait été dans sa jeunesse et les quelques défaites qu'il essuya ne furent assez nombreuses pour enlever son goût de la domination. Après son diplôme brillamment réussit, il épousa Claire à la manière gitane et alla s'installer avec elle loin de ses parents, loin de la voix empoisonnée de sa mère, loin des doigts cruels de cette femme de laquelle il se libérait avec une indifférence quasiment candide.

Alors qu'il reprenait la librairie qu'un de ses anciens professeurs abandonnait pour aller prendre sa retraite ailleurs, il passa son stage haut la main et se trouva un boulot dans une école. Il y enseigna d'abord des matières de base qui finirent par l'ennuyer. Rester derrière un bureau pendant que des gamins sans cervelles bavaient sur leurs tables n'était pas pour lui et ne convenait guère à son surplus de rage.

L'escrime, qui avait bercé sa vie depuis longtemps devint alors bien plus qu'un passe-temps. Il l'enseigna et réussit même à faire créer des cours spéciaux de ce sport dans certains établissements. Toujours en couple avec Claire, leur mariage, extérieurement, semblait se porter à merveille, alors que si quelqu'un avait été au courant du malheur de sa femme, Anthony aurait très certainement payé sa cruauté et sa violence. Il faillit même être accusé de violence conjugale, mais toujours la femme qui partageait sa vie le défendait envers et contre tous alors que les mauvaises journées de son mari finissait par lui détruire le moral petit à petit.

Dans la même époque, il fit la connaissance d'un collègue enseignant, Joël Belsph. Il le rencontra dans un souper professorale à laquelle il avait été convié, son cours étant désormais officiel dans cet établissement. Tout d'abord dédaigneux face à l'autre homme, ce dédain se transforma bien rapidement en rage silencieuse face à cette indifférence agaçante. Même s'il comprenait que ce n'était pas tant de l'indifférence que de la résistance face à ce qu'il était, face à sa mauvaise foi et à sa violence. Il venait de faire la rencontre du second bloc de sa vie. Il ne pouvait le faire plier, ou sinon qu'à ses risques et périls, il n'arrivait pas à le faire obéir à son autorité et sa patience était plus mise à l'épreuve par cet homme qu'elle ne l'avait été pendant 36 ans. La découverte d'un sport commun ne fit que renforcer cette haine/admiration et transforma cette relation pourtant bien impersonnelle au début en rivalité pure et dure.

Il eut néanmoins l'honneur de rencontrer Helen Belsph pendant un repas scolaire organisé où les époux(ses) étaient conviés. Il y alla bien évidemment avec Claire King qui fut des plus heureuses de se voir accepté dans un terrain que son mari se réservait habituellement strictement pour lui. La réelle raison avait été d'éviter les questions. Portant son alliance au doigt, ne pas venir avec sa femme aurait très certainement attisé la curiosité de quelques-uns de ses collègues. Peu enclin ou envieux à les entendre, il avait demandé, même ordonné, à sa femme de l'accompagner. Il s'était donc présenté là avec elle, la présentant comme si elle était sa fierté et se comportant en véritable gentleman avec la femme de son rival.

Que ce soit en escrime, en biologie ou en tout autre sujet, Anthony avait finalement trouver quelqu'un qu'il ne pouvait briser.

Ce qui provoqua la chute de son couple.

Il renvoya Claire loin, lui brisant le cœur, mais la libérant en même temps de son joug illogique. Environ au même moment, Joël perdait sa femme et prenait sa retraite. Désormais spectateur des malheurs du pauvre homme, Anthony allait même parfois jusqu'à aller au cimetière, écoutant les conversations de l'ancien professeur avec sa femme, se régalant de sa souffrance. Là où il échouait parfois, Helen avait frappé fort.

On lui apprit à détruire et reconstruire...

« Tu es l'Homme. Tu ne dois jamais laissé personne briser le bouclier d'acier que tu te seras formé. Tu dois rester extérieur aux autres, mais intérieur à toi-même. Ton monde n'est accessible à personne. Ne t'affaiblit jamais devant l'adversité et écrase ceux qui se mettront en travers de ta route. Fonce dans la vie mon fils. Sois celui que je veux que tu sois. Sois celui qu'il faut être. Aucune mère ne pourrait être plus fière que je ne le suis. Tu es parfait. Oh mon enfant...comme je t'aime... »

Code:
-Je voudrais que ma mère meurt. Oh Dieu tout puissant, voici le souhait d'un jeune païen désespéré. Tue ma mère. Tue mon père. Qu'ils meurent tous autant qu'ils sont. Qu'ils souffrent et qu'ils hurlent que je puisse rire sur leurs cadavres.-


TEST DE RP
Un minimum de 13 lignes soit 250 mots

Ça avait été l'enfer. L'enfer a proprement parlé. Tant et tellement qu'il avait du intervenir. La journée avait plutôt bien commencée, il avait déjeuné tranquillement avec sa femme, parlant de tout et de rien, la laissant s'exprimer plus qu'à l'accoutumé. Il lui arrivait de se réveiller avec une bonne humeur étrange venant d'on ne sait où. Il l'avait ensuite embrassée tendrement puis s'était éclipsé pour l'ouverture plutôt matinale de sa librairie. Il faisait assez beau, sans un trop plein de nuages et de pluie, sans mauvais trafic. En bref, un début prometteur. Ce qui lui plaisait des journées de fin de semaine, c'était justement que la librairie fermait plus tôt et lui donnait un petit moment de répit avant qu'il n'aille au gymnase pour les cours d'escrime qu'il donnait. Par demande, il en donnait dans différents établissements, ce qui en résultait une semaine plutôt chargée et parfois même la fin de semaine aussi. Comme celle-ci. Il avait travaillé la veille et avait eu l'heureux bonheur de ne pas avoir à trop s'enquiquiner avec des idiots moyens. Normal alors qu'il caresse le souhait que sa soirée se passe aussi bien que ne l'avait fait sa journée.

Il s'arrêta donc dans un bistrot pour grignoter un morceau avant le cours. Seul, bien tranquille avec le journal, il parcourait plutôt distraitement les lignes noires du papier, indifférent à toutes ces nouvelles de disparitions, de meurtres, de problèmes politiques, de déboires d'acteurs ou toutes autres conneries qui ne tournoyaient pas autour de son petit monde. Il se fichait bien de ce qui se passait dans le monde extérieur, tant que ça ne venait pas le toucher personnellement. Oh, il s'intéressait parfois à la section des chiens écrasés, non pas par compassion ou tristesse, mais plutôt par intérêt. S'il trouvait un crime particulièrement intéressant, il commençait à se renseigner plus. Sinon, il laissait couler comme si ça ne s'était jamais passé.

Il commença à se douter de la tournure que prendrait le reste du jour lorsque la serveuse échappa son plat sur sa table, ne le salissant pas – heureusement pour elle – mais rendant immonde le meuble sur lequel il était supposé se nourrir. Prenant sur lui-même – un effort étonnant – il ne fit aucun commentaire et n'offrit à la pauvre fille qu'un sourire hypocrite se voulant rassurant. Bien qu'avec un sourire plutôt réussit, son regard fit ployer celui de la gamine qui s'empressa de tout nettoyer et de lui ramener un plat, lui signifiant que le repas serait offert par la maison pour le désagrément. Levant les yeux sur elle, il offrit un sourire désarmant, quasiment compatissant.

« J'espère bien. »

Elle ne releva pas et continua de le servir avec maladresse peut-être, mais sans plus de gaffes aussi grandes. Il ne se préoccupait plus d'elle, mangeant après avoir posé le journal sur une autre table. Lorsqu'il eu terminé son plat, il se redressa au même moment où la jeune femme revenait pour débarrasser les couverts. Avant de sortir, il s'arrêta près d'elle et lui dit de sa voix la plus douce:

« Peut-être vaudrait-il mieux pour vous mademoiselle que vous quittiez rapidement les aires de la restauration. Votre maladresse est maladive et écœurante. Au mieux devenez femme au foyer, seul votre mari en souffrira si un jour un homme accepte votre manque totale d'intérêt. »

Il quitta le bistrot sur cette note, sans même se retourner afin d'apercevoir l'effet qu'avait eu son petit discours. Il avait remarqué sa fragilité dès le premier coup d'oeil et se doutait qu'elle allait très certainement fondre en larmes. Au mieux elle quitterait cet emploi, au pire il changerait d'endroit pour manger. Il resserra son manteau lorsque le vent le pris au cou. C'était devenu plus frisquet...déjà un peu agacé, il se rendit au gymnase, le dragon commençant déjà à gronder dans sa poitrine.

Le temps de se changer et d'arriver dans la salle de cours, il n'y avait encore personne. Aucun étonnement, après tout, il arrivait toujours en avance afin de pouvoir pratiquer un peu seul. Il empoigna son fleuret et le mania un moment jusqu'à ce qu'un léger essoufflement se fasse sentir. Détendu, vidé quelque peu de sa colère et prêt à une nouvelle ardeur d'enseignement, il arrêta le tout, seul au milieu de la pièce, attendant que les stupides gamins auxquels il enseignait ne se pointent. Il se massa le poignet quelques secondes, puis bientôt ses élèves entrèrent un par un, placotant à tout va et rigolant de leurs petites voix agaçantes qui ne faisaient naître en lui que sentiment d'impatience. Il fit tournoyer son fleuret et lorsque tous furent en position, changés et en silence, il fit enfin attention à leur présence.

Vingt minutes. Vingt minutes avant qu'il ne s'énerve. Vingt minutes avant qu'il ne prenne un élève par le collet. Qu'il ne le traîne jusqu'à l'extérieur du gymnase et qu'il lui remette les idées en place. Pas encore physiquement. Verbalement seulement, amplifiant des mots choisis, baissant le ton à certains autres, le regard ancré dans celui du gamin qui n'avait quasiment rien fait pour un œil extérieur, mais qui avait passé bien des limites pour l'enseignant. Heureusement, celui-ci était plutôt solide et Anthony le poussa vers l'intérieur après son discours empoisonné, le traînant de force jusqu'au milieu du cercle. Pour l'exemple, il serait son adversaire. Pour l'exemple, il serait celui humilié cette fois-ci. L'escrime n'est pas supposé être un sport violent ou réellement douloureux, les accidents par contre ça arrive souvent. Rares les professeurs qui essaient de blesser volontairement un élève en frappant trop fort et sans retenue. Pourtant, personne ne pouvait remarquer, personne ne pouvait comprendre, sauf celui qui souffrait en silence. Si quelqu'un avait compris, personne ne disait jamais rien. Certains rirent même à la défaite cuisante que souffrit le fautif.

Anthony lança des conseils, des informations et des ordre à la fin du combat, démontrant par l'humiliation de son élève tout ce qu'il y avait à faire et à ne pas faire. Le cours se finit quelques heures plus tard et les gamins partirent pour la plupart éreintés. L'orage grondait. L'évolution aurait pu se lire sur son visage. Du matin à la soirée, tout avait changé lentement, mais sûrement. Le retour à la maison se fit rapidement, sans patience, sans douceur. Il entra en claquant la porte et se défoula sur sa femme rentrée à la maison depuis peu. Sa femme qui lui avait préparé son repas préféré, sa femme qui se laissa faire, comme toutes celles croyant que c'est leur faute, comme toutes celles étant certaine de la bonté de leur mari et de leurs torts à elles.

Une soirée infernale pour elle. Qui se fit insultée, frappée et agressée. Pour elle qui fondit en larmes, s'excusant de ses fautes imaginaires devant le regard quasiment blasé et indifférent de son conjoint. Pour elle qui accepta toutes les excuses creuses du mari au lit, pour elle qui lui pardonna avec un sourire, lui assurant d'une voix douce qu'elle comprenait, que sa journée avait dû être mauvaise. Pour elle qui l'embrassa tendrement, ravalant ses émotions et se laissant dévorer par un feu trop brûlant, trop acide. Pour elle qui se donna à un homme qui au final n'en avait cure de son existence, qui profitait d'une compagnie, qui se contentait d'elle comme on se contente d'un deuxième choix...

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Dernière édition par Anthony J. King le Mar 1 Mar - 23:20, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Don't piss me off... [100%]   Mar 22 Fév - 18:48

Avec du retard : bienvenue sur le forum et bonne chance pour le reste de ta fiche ^^

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MessageSujet: Re: Don't piss me off... [100%]   Jeu 24 Fév - 14:10

Hellow~
Je ne vais pas te dire bienvenue deux fois... ? Si ? Bon d'accord, mais c'est bien parce que c'est toi : bienvenue~ ! \o/

Je me permettrais juste d'ajouter, avant que tu continues ta fiche : la cause de la criminalité n'est pas tellement valable. Joel m'avait déjà posé pas mal de questions et c'est vrai que la faute nous revient à John et moi car nous avons pas donné assez de précisions sur "qu'est-ce qu'un criminel" ?

Quelqu'un qui a perdu des points sur son permis, qui a déjà été en garde à vue pour état d'ivresse sur la voie public ou a été accusé de battre sa femme n'est pas tellement un criminel. Certes, son casier judiciaire est taché par des fautes. Mais le criminel, aux yeux du forum, serait celui qui a trouvé une conviction dans un domaine illégale, et bien souvent, c'est un métier, il gagne sa vie en tant que criminel. Donc voleur, maître-chanteur, chef de gang...
Il y a ceux qui sont plus "hors-contexte", comme les mafieux ou le fameux criminel consultant qu'est Moriarty, ou eux, ils vivent carrément dans le crime sans cesse.

Si on garde le "-il y a longtemps - a été accusé de violence, mais sans suite.", ce serait plutôt un "criminel redevenu civil" en fait. Enfin, je pense qu'on ajoutera plus de précisions concernant les trois groupes différents pour bientôt. Mais si d'ici-là, tu veux poser des questions, les boîtes à MP sont libres et il y a la fameuse chatbox ! *sort*

Enfin, je sais le contexte du personnage plus ou moins, etc. Donc, pas de problème pour le délai pour te laisser le temps de bien y réfléchir (sachant qu'il faut que je fasse tes avatars aussi).

Et bonne chance~

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Anthony J. King
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MessageSujet: Re: Don't piss me off... [100%]   Mar 1 Mar - 1:08

Ouais, c'était surtout criminel redevenu civil, mais bon, j'ai arrangé le tout.
J'espère que tu m'aimes quand même *sort*

Et...je crois avoir finit...o.o
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John H. Watson
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MessageSujet: Re: Don't piss me off... [100%]   Dim 6 Mar - 14:41

Avec du retard, (vraiment désolée ^^"), je te valide donc.
Donc re-bienvenue sur le forum, je t'épargne le topo habituel, je n'ajouterai que ceci : bon RP !

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Anthony J. King
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MessageSujet: Re: Don't piss me off... [100%]   Dim 6 Mar - 17:21

Je vous aime trop pour être fâché Razz
Plus sérieusement, merci Smile
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MessageSujet: Re: Don't piss me off... [100%]   

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Don't piss me off... [100%]

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