Sherlock 21st Century

Forum RPG inspiré par la série Sherlock de la BBC
 
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 Une façon de se faire violence | Camilla Hansen |

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Anthony J. King
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MessageSujet: Une façon de se faire violence | Camilla Hansen |   Dim 6 Mar - 18:20

Il avait besoin d'un remontant. Ce mot ne correspondait guère, pour Anthony, à l'idée que l'on se fait d'une telle occupation. Lorsque des idiots allaient s'abrutir à coup d'alcool, l'enseignant lui préférait la culture. Il préférait nourrir sa tête avec des mots, avec des informations, avec des dates. Il préférait se saouler avec les reliques anciennes, les notes sur tel ou tel objet, l'odeur caractéristique de l'Ancien Monde. Ainsi donc il était sortit de chez lui, après avoir fermer les lumières, les ronds ou tout appareil dont il était nécessaire de garder fermé lorsqu'on était absent, puis s'était ensuite dirigé un peu n'importe où, sans destination choisie, sans voeux d'aucune sortes. La veille n'avait pas été source de bonne humeur, il avait punit trois élèves, avait vociférer contre un gamin qui n'était pas capable de faire attention dans sa librairie – effrayant quasiment la mère – puis n'avait pu relaxer dans son restaurant préféré.

Il marchait donc dans les rues de Londres, passant d'abord par Westminster afin de ce rendre dans le centre-ville. La fin de semaine qui était passé, il était allé dans le musée du quartier et il avait choisit pour cette fois de changé d'endroit à visiter. Tous les musées avaient eu la grâce de sa visite, mais chaque fois qu'il y retournait, il apprenait encore, il redécouvrait. Il y avait dans sa soif de culture une fin inexistante. Il voulait, encore et toujours, sans que son engouement pour tout ça ne faiblisse. Il adorait l'Histoire. Il se sentait bien dans une musée, peut-être parce que le silence était quasiment obligatoire et que chacun passait devant les statues, les tableaux, etc., comme si les autres humains de la Terre n'existaient pas.

Comme s'ils étaient seuls au monde.

C'était une sensation qu'il appréciait particulièrement. Homme solitaire aimant l'enseignement, ce boulot n'avait jamais été facile pour lui. Même s'il aimait enseigner sa science à d'autres, le manque d'intelligence de ceux qui étaient ses pupilles l'horripilait tant et tellement que parfois il aimerait en blesser quelques-uns assez pour les empêcher de suivre ses cours. Malheureusement, s'il pouvait se permettre un règne de terreur, il devait le faire pour que ce soit incognito aux yeux de ceux qui étaient plus haut qu'eux. Jamais aucune plainte, ou, s'il y en avait eu, jamais d'accusation officielle. Il réussissait souvent à s'en sortir, sa parole contre celle de l'élève. Ou encore, l'élève lui-même retirait la plainte. Pour une quelconque raison mystérieuse...

Au centre-ville ses yeux balayèrent le tout. Il ne savait pas ce qui lui tentait. Où voulait-il aller ? Droit et fier comme on lui avait appris à être, son regard quasiment hautain cherchait un endroit où passer sa frustration. Où défouler ses sens. Au bout d'un moment d'immobilité à la 'statue grec', il se déplaça à nouveau, se disant que l'illumination lui viendrait bien assez tôt.

Ce fut devant la Tour de Londres qu'il s'arrêta, sans raisons, sans décision première. Levant les yeux sur le bâtiment, il accepta d'y entrer. Il n'y était venu que quelques fois, bien rares contrairement aux autres musées, et il considérait qu'une plus longue errance entre ces murs lui serait profitable. N'attendant plus de changer d'avis, il y pénétra avec une lenteur calculée. Il arrangea son petit séjour, puis commença la visite.

C'est en marchant qu'il vint à se demander pourquoi il ne venait pas plus souvent. Après tout, c'était un sujet qui le passionnait quasiment plus que la peinture, sinon plus. Enseignant l'escrime autant par son besoin de violence que par son amour de ce sport, il lui semblait tout à fait normal, voir approprié que ce musée ne devienne son préféré. Après tout, le sujet dont il traitait lui était plutôt proche, lui était familier. D'ailleurs, il écoutait ses sens réagir et en concluait qu'il était mieux ici. Beaucoup plus dans son élément qu'à la Galerie Nationale, mais est-ce qu'il fallait s'étonner qu'un homme violent préfère les armes à la beauté d'une peinture ? Ce n'était pas faute d'y être insensible, car Anthony aimait les tableaux, il ne perdrait pas son temps précieux à s'y rendre de temps à autre, mais il y avait une différence entre la beauté d'une peinture et lui.

Il avançait lentement. Le plus lentement possible. Il voulait tout regarder, tout voir, tout sentir, que ça prenne la journée s'il le fallait mais il en avait besoin. Sa librairie était fermée pour aujourd'hui, tant mieux, et ses cours ne commençaient que tard le soir cette journée-là. Alors autant en profiter. Autant profiter de cette solitude pour se laisser couler dans une eau familière, là où il était certain de ressortir calmé.

À moins bien sûr que la journée en décide autrement...
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Camilla Hansen
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MessageSujet: Re: Une façon de se faire violence | Camilla Hansen |   Dim 6 Mar - 20:58

Une journée de travail comme une autre, une journée avec un ciel gris par la fenêtre et un vent maussade pour vous secouer les os. Plutôt que de rester assise dans son bureau, Camilla s’était décidée à faire un petit tour d’inspection dans le musée, vérifier les appareils électriques notamment pour les commentaires audio, ce genre de chose. Ils recevaient pas mal de plaintes de ce côté-là et oubliaient facilement de regarder ce qui n’allait pas. Le trop plein de travail, le trop plein de bruit, le trop plein de tout…

Aujourd’hui, il y avait peu de mondes. Un couple de français regardait les vitrines, les sourcils froncés la trentaine à peu près, un appareil photo dans les mains, un audioguide au oreilles et un air dédaigneux au visage. Camilla passa devant eux rapidement, espérant qu’ils ne l’arrêteront pas pour un quelconque renseignement. Un Français qui parle anglais est presque un crime contre l’humanité, ces gens n’avaient aucune notion d’accent ou de prononciation, de quoi donner envie de vous arracher les oreilles…

Salle suivante, un groupe de scolaire. De grands yeux écarquillés devant les vitrines, des mots qu’ils écoutent à peine et des rêves de chevaliers ou de bandits masqués pour les duels à l’épée. La jeune femme écouta un instant les explications du professeur qui peinait à vouloir infantiliser et vulgariser tout cela, et secoua la tête. Heureusement que les gosses appréciaient de regarder au moins… Elle se détourna de ce spectacle et continua son chemin. Rien de précis dans les salles suivantes, juste les gardiens à moitié assoupis sur leurs chaises, attendant que le temps passe.
Certains la saluèrent d’un signe de tête, elle leur rendit leur bonjour, timide et tâcha de ne se prendre aucun mur.

Camilla passa plus de temps dans la salle des armures germaniques, à vérifier l’état des vitrines pour être sûr que l’on voit bien tous les détails comme les poinçons des villes où bien les décorations finement gravées… Pas grand-chose à signaler. L’aiguille de la grande horloge avançait, dans quelques heures il y aurait plus de monde. Circuler ici deviendrait presque impossible, tant mieux ? Un musée se devait d’être un lieu d’échange, mais est-ce que ça l’était vraiment ? On pouvait pas vraiment parler dans ce genre de chose, chaque parole nous donne l’impression d’être écouté, jugé, entendu. Parfois on ne veut pas être entendu…

Encore une autre salle, et juste le bruit de ses pas pour meubler le silence. Les chaussures hésitent presque, avancer, reculer ? Camilla essaye de vider sa tête engourdie, elle pense à trop de chose, elle s’inquiète de tout.
Oui, encore une autre salle de vide, juste un nuage de poussière pour nager paresseusement devant les fenêtres. La jeune femme remarqua que le soleil perçait légèrement à travers les nuages, tapant contre le verre des vitrines pour exploser en reflets éblouissants. Elle-même du plisser les yeux, bien qu’elle sache par cœur où chaque objet se trouvait. Comme si quelqu’un pouvait voler quelque chose ici…

Bras croisés, muettes, elle ne jeta qu’un regard en coin à la colonne de rapières accrochées au mur. Elle était pensive Camilla, alors qu’il n’y avait pas vraiment de raison de l’être. Dans sa tête défilait tout ce qu’il y avait à savoir sur ces armes, sur leurs propriétaires parfois…

Lentement, la jeune femme s’approcha, les pieds traînant presque contre le sol. Pourquoi avancer si c’est à contre-cœur ? Parce que, c’est comme ça. Et les semelles arrivent à se battre contre le carrelage, autant de pas qu’il y a de notes dans une mélodie au piano. Autant qu’il faut.

Ces lames, elles avaient vu défiler les corps et les années. Elles avaient vu le sang, les batailles, senti l’odeur de la poudre, l’écume sur la robe des chevaux, l’herbe brûlée et le métal des canons…
Tout ce dont Camilla se nourrissait, tout ce qui donnait une couleur à ses rêves un peu fou…mais jamais elles ne lui parleraient.
Epée, épée, combien d’hommes as-tu tué ?

Un demi sourire pour un petit visage. Finalement elle allait rester là encore un peu, et tant pis si la foule arrivait, parfois ça faisait du bien de réfléchir …
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Anthony J. King
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MessageSujet: Re: Une façon de se faire violence | Camilla Hansen |   Mer 30 Mar - 16:34

Par un miracle quelconque – un génie ne voulant pas qu'une pauvre victime ne meure dans d'atroces souffrances – Anthony avait réussit à visiter les salles accompagné d'un silence quasiment monastique. Aucun bruit agaçant pour le déranger, aucun babillage incessant d'enfant, aucun discours inutile d'un professeur, tout pour lui, rien pour les autres. Il réussissait à amener avec lui une tranquillité obligatoire. Comme si les gens savaient qu'ils devaient partir lorsqu'il entrait dans une salle, comme si l'instinct les faisait déguerpir alors que sa présence envahissait l'espace. Son regard parcourait alors les reliques avec une attention religieuse.

En entrant dans une autre partie du musée, son regard tomba presque instantanément sur une jeune silhouette un peu plus en avant devant une vitrine. Il fronça les sourcils, espérant que ça n'allait pas être une de ces mièvres agaçantes piaillant pour un rien, car il saurait s'en occupé en bon anti-gentleman.

Alors qu'il se dirigeait plus à l'intérieur, même ses pas étaient respectueux du calme et se trouvait étouffés sur le plancher alors que sa marche lente continuait pendant que ses yeux lisait rapidement mais attentivement les panneaux expliquant ce qu'ils voyaient. Les objets et les mots à jamais liés dans une valse ancienne. Il s'arrêta devant un texte beaucoup plus long à lire et posa une main sur un rebord avec d'y être confortable le temps de finir la lecture, évitant bien entendu les objets et leurs supports.

Si intéressant les récits de combats, si intéressant le fait qu'une arme ait pu versé autant de sang, si intéressant que la violence soit mise sur un piédestal comme une œuvre d'art, fascinant que la mort soit ainsi presque déifiée.

Toc, toc, toc, toc, toc...

Des bruits de pas. Des bruits de pas qui crispèrent sa mâchoire, déconcentrèrent ses yeux et serrèrent son poing. Chaque pas lui était désagréable. Chaque pas lui était une insulte au silence de cette salle, à l'admiration qu'il pouvait éprouvé pour ces objets d'un autre temps. L'être humain qui les faisait ne méritait que la mort. Anthony...on se calme. Ce n'est que des pas.

Soupirant longuement, il relâcha la pression exercer dans sa main. Il était en colère depuis ce matin, c'était normal que de simples pas le mettent dans un tel état, mais il ne devait pas nécessairement le laisser voir aux simples mortels. Il tenta de fermer les yeux et de les rouvrir sur le texte afin de reprendre sa concentration, mais sa rage venait de trouver un exutoire – ce qui n'était pas réellement une bonne nouvelle en fait...

Toc, toc, toc, toc, toc...

À saouler un ivrogne. Il se tourna de quelques degrés et le responsable – la – entra dans son champs de vision. Il aurait bien du s'en douter. Qu'une femme pour attirer autant l'attention. Il la regarda un moment. Elle ne semblait même pas au courant du vacarme qu'elle faisait. Un coup d'oeil à ses chaussures le fit soupirer. Venir dans un musée avec de tels talons...

Lorsqu'elle s'arrêta enfin, le silence revint. Peu de gens semblaient passer dans cette salle et ce n'était pas pour lui déplaire.

Totoc...totoc...

La jeune femme se dandinait sur place, les talons claquant à chaque petit pas sur le sol dur alors que ses mains étaient jointes contre sa poitrine. Elle ne semblait pas réellement plus idiote qu'une autre et son costume laissait voir qu'elle avait un boulot sérieux, mais il voyait bien que le respect du silence dans un musée n'était pas dans ses priorités.

Il tourna légèrement sa tête vers elle avec dans le regard la lueur de sauvagerie habituelle qui avait charmé puis brûlé Claire. Ce bruit l'énervait. À un tel point qu'il aurait très bien pu se jeter sur l'inconnue pour faire taire ces bruits. Pourtant, prenant sur lui un mois de contrôle, il se tourna à nouveau de quelques degrés contraire afin de reporter son attention sur ce qu'il lisait précédemment avant l'arrivée agaçante de cette...

Il eu un léger sourire mesquin suite à une pensée des plus agréables pour lui mais qui, si calquée dans la vraie vie, ne le serait pas pour celle qui avait osé le déranger. C'était comme plumer un corbeau encore en vie. Il l'avait déjà fait. Ça apaisait la colère, mais ça ne remplaçait pas la soumission et la peur d'un être humain. Dommage pourtant, car le spectacle n'était pas mauvais, simplement un peu bruyant. Trop même.

D'autres personnes finirent par passer, plus bruyantes encore que ne l'était la femme d'affaires.

Il grogna, abandonnant le texte qu'il n'avait pourtant pas finit. Maudite soit cette greluche et ces cons. Il se dirigea vers d'autres armes, laissant ses yeux se délecter de ces idées de violence.
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Camilla Hansen
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MessageSujet: Re: Une façon de se faire violence | Camilla Hansen |   Mer 30 Mar - 18:02

Un homme entra alors qu’elle examinait une épée. Camilla ne fit pas attention à lui plus que cela, à vrai dire elle ne tourna pas la tête. Le reflet dans la vitrine lui suffit le temps d’une micro seconde, non elle préférait regarder les épées, les légendes, les numéros d’inventaire sur les cartels. On était jamais à l’abri d’une erreur…

Finalement, au fur et à mesure que l’aiguille avançait, d’autres gens venaient peupler la pièce. Une femme et ses talons notamment, elle rappela à Camilla ses années étudiantes alors que plancher sur des livres en bibliothèque devenait de plus en plus insoutenable. Il y avait toujours une élève plus pouffe que les autres pour toujours se ramener en talon et faire un ramdam pas possible. De quoi faire perdre tout espoir en l’humanité… Imperceptiblement, la jeune femme soupira. Elle avait toujours détesté les autres filles avec toutes leurs chaussures, leur maquillage, leurs coiffures, leurs vêtements… Et ça, ça n’était pas prêt de changer.

D’autres groupes, d’autres personnes, d’autres rires, d’autres bruits. Adieu le calme, adieu la solennité d’un musée… Camilla songea aux clés dans sa poche, aux épées dans la vitrine. Il suffisait de l’ouvrir et… Oui, elle pensait souvent à des choses de ce genre, pure fantasme de petite fille encore enfant qui au fond aimerait bien faire valoir sa loi. Elle n’y avait jamais donné réalité, il ne manquerait plus que cela.

Sans grande passion, elle tâcha de terminer l’examen de la vitrine histoire de passer à une autre salle. Tout aurait pu bien se passer s’il y avait eu cet éclair blanc : un flash d’appareil photo. Alors, comme montée sur ressort, la jeune femme bondit. Elle évita de peu le pied d’un homme à l’air peu commode mais le bouscula malgré tout. Un flot d’excuses jaillit mais elle n’avait pas le temps. Vite, elle se plaça devant le touriste fautif à l’appareil photo monstrueux.
Bras écartés, comme un martyr devant un fusil, elle tâcha de se montrer le plus autoritaire possible même si la personne faisait bien deux fois sa taille.

Excusez-moi monsieur, les flash sont interdits ici !

Un regard bovin…ah, un étranger. Evidemment… Ce serait trop simple sinon. Et il ne pouvait pas comprendre l’anglais celui là ? Non. Allez, on respire, on panique pendant deux secondes et pas plus. Il faut juste essayer de croire à ce que l’on dit. Elle peut le faire, elle peut y arriver…

No Flash !

Avec le mouvement de bras ça devrait aller non? Oui, miracle ! L’homme haussa des épaules et partit dans une autre salle. Un bon début pourrait-on dire. La jeune femme soupira, ses mains tremblaient convulsivement. Elle compta jusqu’à cinq, ça y est, ça se calmait. Avant, Camilla devait compter jusqu’à sept…. Comme quoi elle arrivait à travailler sur soi ?
Lentement, elle se tourna vers l’homme bousculé tantôt.

Excusez-moi encore, monsieur

Quel miracle, elle avait eu assez de filet de voix pour se faire entendre ! Décidément, Camilla se disait que parfois elle haïssait complètement les gens. Finalement, retourner dans son bureau serait une bonne –que dis-je- une EXCELLENTE-idée.

On avait pas vraiment besoin d’elle dans le musée là. Elle s’aperçut soudain que pas mal de flyers explicatifs étaient tombés de leurs présentoirs. Elle allait les ramasser et repartir, voilà, c’est tout.

Son regard capta alors une phrase assez spéciale sur un des papiers. Mais qui donc avait écrit un anachronisme pareil, un stagiaire ?! A ce stade, cela devenait dramatique. A présent le regard de Camilla n’était que sourcils froncés. Il allait falloir corriger cela et vite. Les gens venaient ici pour de l’Histoire, pas des mensonges…
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Anthony J. King
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MessageSujet: Re: Une façon de se faire violence | Camilla Hansen |   Mer 7 Sep - 16:56

Mauvais génie en soif de rire. Anthony était en train de lire quelque chose de réellement plus intéressant que la plèbe environnante lorsque la lumière brutale d'un appareil photo envahit l'espace pendant quelques millièmes de secondes. Assez en tout cas pour être remarqué. Son regard se dirigea avec désapprobation vers le coupable au même moment où son corps fut quelque peu percuté par un autre. Sans avoir la force de réellement le déstabiliser, la silhouette qu'il avait aperçu plus tôt réussit à quasiment faire craquelé le vase contentant le peu de patience que cet homme pouvait avoir. En deux journées, il avait réussit à se mettre dans de telles situations qu'il était prêt à étrangler quelqu'un de ses mains simplement pour tenter de calmer ses émotions.

La scène néanmoins réussit à faire naître un sourire moqueur et amusé sur ses lèvres. La jeune femme, employée du musée il ne faisait plus aucun doute désormais, tentait de faire comprendre à un touriste décidément bien idiot – loin d'être anglais en fait – que les flash étaient totalement interdit dans les musées. L'air d'incompréhension qui lui passa sur le visage étira le sourire presque cruel désormais qu'Anthony ne prenait pas la peine de réprimer. Ces étrangers...

La pauvre petite réussit, après maints efforts qui auraient pu lui faire honneur si elle ne l'avait pas bousculé quelques minutes plus tôt, puis l'homme changea de salle – très certainement pour utilisé son appareil photo loin des yeux et des oreilles des employés de cet endroit. La greluche – toute femme, bien maquillée ou non restait pour lui une chose inutile – se tourna par la suite vers lui, s'excusant, pour ne pas dire enfin, de la collision.

« Ce sont des choses qui....arrivent. »

Lèvres plissées et le ton ton doucereux trop venimeux pour être réellement compréhensif. Il ne sut jamais si elle l'avait réellement entendu – n'en avait cure – puisqu'elle retourna à ses occupations, replaçant quelques cartons avant de brutalement s'arrêter devant un objet. Il s'en détourna assez rapidement, passant dans une autre pièce. Il n'avait pas vu beaucoup d'employés depuis qu'il était entré. Soit elle était la seule qui avait son chiffre à cette heure-ci, soit les autres étaient réellement trop discrets. Une idée gamine passa dans sa tête. Un comportement enfantin, totalement immature, mais qui méritait un sourire et qui demandait discrétion et un grain de sadisme.

On ne le vit pas, on ne le soupçonna pas, mais bien rapidement, tout ce qui se trouvait dans cette salle – seulement les choses sans valeur, jamais il n'oserait déplacer des objets anciens – n'était plus à la place qui lui était du. Ça n'avait pas réellement pris grand temps, ce n'était pas éprouvant mentalement et c'était un comportement indigne de son caractère et sa grandeur, mais cette peste l'avait agacé. Cette femme l'avait agressé. Elle avait puisé le peu de patience qui lui restait à son arrivée. Elle avait dérangé son calme, sa sérénité, sa paix intérieure.

Il ne pouvait malheureusement pas l'empoigné par les cheveux et la faire souffrir, dominant cette pauvre femelle comme elle méritait de l'être. Il ne pouvait pas la violenter à sa guise. Ainsi donc se contentait-il d'un comportement foncièrement méchant certes, mais étrangement pacifique. Il en aurait probablement surpris Joël. Autant par son absence de violence que par son immaturité flagrante.

À cette pensée, il quitta la pièce et passa à une autre section. Effectivement, il venait de se rabaisser bien bas. L'autre en aurait rit. Il aurait eu raison. Son poing se serra, la colère remontant. Il allait probablement commettre un meurtre avant la fin de cette journée. Pourquoi mais pourquoi Claire était-elle partie...pourquoi l'avait-il chassé ? À cause de lui bien sûr...toujours. Si Claire avait été encore là, il aurait pu se défouler, être plus calme. Il aurait passé une bonne partie de sa colère sur elle, ce qui lui aurait permis de vivre cette journée avec un peu plus de plaisir....
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