Sherlock 21st Century

Forum RPG inspiré par la série Sherlock de la BBC
 
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 Two minutes until midnight | Sherlock

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John H. Watson
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MessageSujet: Two minutes until midnight | Sherlock   Dim 17 Oct - 19:07



Just two minutes until midnight
What should we do ?
Cry, scream, run ...



    Droite, gauche, ensuite droite, puis gauche ... je peux le faire ! Je peux le faire !
    Telles étaient les pensées du Docteur John Watson tandis que celui-ci montait péniblement les escaliers qui menait à son appartement. L'homme avait les yeux à moitié clos et était en parti appuyé contre le mur, une main sur la rampe d'escalier, l'autre sur sa ô combien stupide jambe, qui avait décidé de le lancer à ce moment précis. Oui, juste au moment où il montait les dites marches. John poussa un soupir : il ne lui restait plus que cinq. Il pouvait le faire, il devait le faire. Mrs Hudson était probablement en train de dormir, Sherlock ... Dieu seul savait où il était, non pardon, Mycroft seul le savait ...Et puis de toute façon ce n'était comme si c'était son genre de demander de l'aide. Damn his leg et tout irait bien. Il avait après tout, réussi à avoir un taxi à cette heure plus que tardive, était entré à l'intérieur du véhicule couleur noire tant bien que mal, ne s'était pas endormi et était même parvenu à tendre les quelques livres qu'il devait au chauffeur.

    Maintenant la grande question : pourquoi est-ce que le docteur rentrait aussi tard ? Tout simplement parce que, sur conseil de Sarah, John faisait des gardes de nuit à St Barts. Pourquoi ? Eh bien parce qu'il avait besoin d'argent pour payer le loyer et ce n'était pas sa maigre rente de soldat qui allait l'aider, surtout pas lorsque son colocataire se montrait moins enthousiasme que lui fasse à une paye, mais c'était Sherlock après tout ... ! Il était enfin parvenu au salon et sans plus de cérémonies, il se laissait retomber lourdement dans le canapé, tout habillé, sans même prendre le soin d'enlever ses chaussures. Ce n'était vraiment pas son genre, John aimait l'ordre et la propreté à croire qu'un certain détective avait fini par déteindre sur lui. Cela le fit doucement rire tandis qu'il s'allongeait vraiment sur le canapé, détendant sa jambe. Un docteur qui avait mal, on aurait tendance à penser que cela n'arrivait jamais mais on disait bien que les cordonniers étaient les plus mal chaussés, non ? C'était la même chose dans le cas de Watson. Si seulement il n'avait pas oublié sa canne en partant il y a de ça quelques heures ! Il pouvait la voir, reposant à côté du fauteuil favori de Sherlock, le narguant presque. En parlant de Sherlock, où était-il ? Sur un énième cas ? Très certainement, l'homme ne sortait pas pour aller au cinéma ou au musée ou même pour manger alors ...

    Manger, excellente idée ! Sa jambe semblait enfin vouloir coopérer avec lui et John réussit à boiter jusqu'au réfrigérateur. La main sur la poignet, il hésita un instant. Sur quoi allait-il tomber cette fois-ci ? Une autre tête ? Des yeux fraîchement arrachés ? Ou une autre partie peu ragoûtante de l'anatomie humaine ? Autant lever le voile le plus rapidement possible ... Oh miracle ! Rien de bizarre, ni de dégoûtant ! Le docteur eut un sourire lorsque ses yeux bleu rencontrèrent deux bouteilles de lait, un poisson entier, un reste de porridge et quelques autres aliments. Bien, le réfrigérateur n'était pas plein mais Sherlock faisait des progrès ... John allait réussir à lui faire comprendre petit à petit que les humains normaux avait besoin de manger toutes les quatres heures. Le docteur se servit donc un verre de lait, se fit un maigre sandwich avec du ambon et le reste du pain d'hier, et se retourna dans le salon avec le tout. Il se réinstalla dans le canapé et grogna presque en mordant dans son sandwich.

    Les programmes télévision de cette heure-ci étaient d'un niveau plus bas que d'ordinaire, John zappa sur quelques chaînes avant de tomber sur une rediffusion de The Golden Girls . Il eut un léger sourire, peut importe ce que Sherlock pensait, il adorait cette série. Lui et Harry avait l'habitude de regarder la sitcom lorsqu'il était plus jeune. John nostalgique ? Juste un peu, et il comptait bien profiter de l'absence de son colocataire ...


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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Dim 24 Oct - 17:49



Une pénombre gourmande engloutissait la chambre, effaçant les silhouettes et peignant le décor de noir, de noir et encore de noir… La nuit s’était glissée doucement dans sa chambre sans qu’il s’en aperçoive. Sans qu’il s’en aperçoive, car derrière ses paupières, il était déjà minuit depuis bien longtemps. Sherlock n’avait pas vu le crépuscule : une enquête s’était finie dans l’après-midi et elle avait testé son endurance de limier pendant quatre jours durant. Sur les coups de dix-sept heures, Sherlock s’était affalé sur son lit, entièrement habillé et s’était endormi. La fatigue n’est jamais plus agréable que lorsqu’elle est accompagnée d’un sentiment de triomphe de fierté, alors qu’un dealer cherchait à se justifier face à des inspecteurs de polices. Mais ce délinquant pouvait jurer autant de fois qu’il voulait, le détective ne l’entendait pas, trop profondément endormi.

Mais l’habitude d’être sans cesse aux aguets rendait son sommeil léger. Léger, comme une plume qui est perturbée par la moindre brise. Le son de la porte et la mélopée d’une présence se confondaient avec un rêve sombre et sans logique avant de le rappeler à la réalité. Sherlock ouvrit les yeux et observa les ombres qui dansaient à l’aveuglette devant lui. Il tendit l’oreille et reconnu la démarche de son colocataire. Lorsque l’on se concentrait, on pouvait reconnaître une personne aux sons de ses pas, des murmures de ses habitudes. Il perçut à peine le son du réfrigérateur, de façon si discrète qu’il en venait à se demander si John avait bien ouvert le frigo ?

Très vite, le violoniste songea à se lever : luttant contre sa paresse qui suit les enquêtes les plus exaltantes, il tourna encore deux ou trois fois dans son lit, puis, se leva pour aller se doucher. Le battement de l’eau devait indiquer sa présence au médecin. Il y avait des moments où Sherlock ressemblait à une ombre, mais il ne s’en plaignait pas…
Le détective porta des vêtements de jour, à peine dissimulés par une robe de chambre avant de manifester enfin dans le salon.

    -… ’Morning.


Se contenta-t-il de dire en entrant dans le salon. Il était sûrement l’un des rares locataires à ne pas dire bonsoir alors que minuit approchait, comme l’indiquaient les aiguilles de l’horloge. Le détective n’avait pas la notion du temps et à ces yeux, une belle journée pouvait se confondre avec une nuit fraîche d’automne. Peut-être importe ce que dictait le calendrier ou la montre, tant qu’il trouvait quelque chose pour s’occuper.
Il fronça les sourcils en apercevant un des ces étranges feuilletons ou série B à la télé. John regardait vraiment ce genre d’absurdités ? Certes, les émissions du soir étaient soit réellement douteuses, destinées à éveiller des pulsions sexuelles, soit à se concentrer sur des enquêtes un peu trop glauques pour les oiseaux de jour, bien que truffées de sottises et d’erreurs de novices. Mais c’était nettement plus intéressant pour voir les derniers scandales de Londres et mystères irréfléchis que de suivre des aventures invraisemblables de quatre femmes.

    -Tu as employé ton temps plus utilement aujourd’hui ? Ça compenserait avec ce… Quatuor de survoltées…


Commenta distraitement le détective en observant une dernière fois l’écran avant de se concentrer sur la paisible Baker Street qui dormait pour le plus grand malheur de cet insomniaque. Pas une ombre tordue dans ce tableau urbain. Pas la moindre naissance de délits alors que les couples de criminels ne manquaient pas… Où était donc passée leur volonté ? N’avaient-ils pas l’esprit de la compétition ? Allez-y, mes braves, manifestez-vous ! Sherlock Holmes n’attend que vous pour trouver goût à la vie !

    -… Des nouvelles intéressantes au Bart’s ? Ou alors le monde s’est bel et bien endormi ?


Demanda malgré tout Sherlock d’une voix las. Un enfant impatient qui est à l’affût d’un jeu, d’un casse-tête… D’un simple et bête passe-temps !

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John H. Watson
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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Ven 5 Nov - 19:58



    Le médecin avait de nouveau le sourire aux lèvres. Son maigre repas ayant été rapidement englouti, John s'était installé avec plus d'aise dans le canapé. N'importe qui en le voyant, aurait très certainement décrété qu'il ne lui en fallait pas beaucoup pour être de nouveau de bonne humeur, mais il s'en fichait un peu. Avec le peu d'expérience de la vie qu'il avait, il savait pertinemment qu'il fallait se contenter des choses simples. C'était peut être un affreux cliché qui aurait provoqué une grimace chez le plus fin des détectives, et pourtant, John ne pouvait songer à une meilleure expression. La vie de tous les jours était peut être sans saveur, lancinante et monocorde mais parfois … C'était précisément ce dont il avait besoin. Parfois seulement, vu que son espérance de vie avait légèrement baissé depuis qu'il vivait avec Sherlock. ( Was he complaining ? Of course, not ! )

    En parlant du dit Sherlock, le docteur sursauta un peu en attendant le bruit de la douche. Il se croyait seul, il avait eu tort. Pourtant il aurait dû être habitué. John n'ignorait pas que le détective avait des habitudes aussi étranges que de s'enfermer dans le noir dans sa chambre, à réfléchir. Il avait appris à ne pas le déranger dans ces moments, surtout depuis qu'il savait qu'il risquait une remarque blessante ou un regard noir dont seul Sherlock avait le secret. (Brrrr … Il en frissonnait rien que d'y penser.)

    Quelques minutes s'écoulèrent avant que Sherlock en personne ne fasse son apparition, vêtu d'une robe de chambre. On aurait pu penser qu'en dessous il portait un pyjama, il n'en était rien, l'épais tissus ne faisait qu'abriter son éternel costume noir. A la réflexion faite, il était rare de le voir en pyjama. Bonjour .. Il lui disait bonjour, John commençait à avoir également l'habitude de ces étranges manières, au début, il avait voulu acheter une montre à son colocataire mais il avait vite compris que Sherlock avait une notion du temps bien différente de celle des humains normaux.

     « Hello to you to Sherlock … » se contenta de répondre John.

    Il reporta son attention vers la télévision, uniquement pour être dérangé par la réflexion de Sherlock. Cela ne l'étonna guère, il savait bien que ce dernier réagirait de la sorte. Bon, peut-être que John avait l'humour facile mais … à chacun ses vices ! Et lui il aimait regarder les séries B tard le soir, honnêtement, il y avait pire.

    «Whatever you think, it's still fun ! »

    Ceci étant dit, John éclata de rire en voyant les efforts que faisait Dorothy pour expliquer à ses colocataires qu'elle n'était pas folle et qu'elle avait bien vu, de ses yeux vu, quelqu'un sur le toit de leur maison. Dorothy avait toujours été son personnage préféré : toujours la réplique qu'il fallait, un caractère bien trempé avec néanmoins ce petit brun de folie en plus. (Cela vous rappelle quelqu'un ? Normal !) Mais, au plus grand étonnement du docteur, Sherlock ne semblait pas décider à se plonger dans ce mutisme qui lui était propre, posant même des questions. John cessa de fixer l'écran et se tourna vers ce dernier.

    « Well … Someone like you would probably say boring but … I'm doctor, I kinda like watching people, make sure they're okay … »

    Oh doctooor Jooohn.
    Oui, parce qu'il avait beau se plaindre de ses horaires le dit Dr John adorait son travail. Son côté philanthrope ou tout simplement sa nature polie qui reprenait le dessus ? Difficile à dire. Cependant, le détective semblait légèrement intéressé (beaucoup plus que d'habitude ensemble) et John décida de pousser le vice un peu plus loin, en lui posant lui aussi des questions.

    « And may I know how did you spend your day ? Please, tell me you've been out off this apartment for at least ten minutes...


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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Lun 3 Jan - 0:38



    «Whatever you think, it's still fun ! »

    Oui, enfin, ça, c’était une affaire de goût. Ça n’avait rien de fun selon Sherlock de voir… de voir quoi ? Il ne savait même pas de quoi cette série parlait. Et si John prenait l’énorme peine de lui raconter la synopsis, son colocataire ne l’écouterait même pas, oubliant, mot après mot, phonème après phonème, ce que venait de lui raconter le médecin. Et effectivement, Sherlock écouta à peine la réponse à sa propre question. Il savait déjà que John avait occupé sa soirée à surveiller l’hôpital une partie de la nuit. Comme les nuits précédentes.
    Il voulait simplement se lamenter à voix haute, rechigner et mépriser le monde extérieur avec au moins un témoin. C’était tellement plus agréable de pouvoir rejeter la faute sur quelqu’un de bien vivant face à soi et non à une assemblée dans la rue, à l’oreille sourde et à l’esprit abruti. Il ne demandait à John de le comprendre, de compatir, juste d’être là. C’était indiscutable : sa présence était essentielle.

    « And may I know how did you spend your day ? Please, tell me you've been out off this apartment for at least ten minutes...

    Ah, Sherlock venait de se rappeler pourquoi il préférait John à son ancien crâne que Mrs. Hudson avait probablement jeté depuis le temps. Son sarcasme léger faisait sourire discrètement le détective qui continuait de se détourner vers la fenêtre, cachant son expression. Il aimait attirer l’attention du médecin : en le trouvant pour colocataire, l’homme n’aurait jamais imaginé que les longueurs d’onde s’accorderaient aussi bien. Qui aurait suivi Sherlock dans ces enquêtes loufoques ? Qui supporterait ses sautes d’humeur comme lorsque l’on est face à un enfant ? Bien sûr, jamais le détective ne remercierait le docteur pour tout ça. Il le penserait encore moins. Mais c’était .
    Écourtant le suspense, Sherlock abandonna enfin son observatoire, s’écartant de la vitre pour aller vers le canapé. Bien qu’il s’agissait de John, le détective ne se priva pas pour s’installer, réunissant tout son confort, pliant ses jambes contre lui pour maintenir le peu de chaleur entre ses bras et son torse. Son dos se courba à moitié contre les coussins et le dossier, épousant la courbe de son échine. Le pauvre homme semblait avoir constamment froid, un peu trop frileux, sûrement que le peu de contact était une façon d’apprécier le froid…
    Le détective n’aurait pas répondu à John mais l’enquête qui s’était close tout à l’heure l’avait concerné à un moment donné. Malheureusement, le docteur n’avait pu assister à la conclusion finale, rappelé par son propre métier. Que Sherlock cesse d’être égoïste et lui réponde enfin !

    -Oui. Je peux même dire que tu as raté une fin formidable pour le cas du Fleuriste.

    C’est ainsi que les journalistes et les policiers avaient surnommé ce petit tueur de bas-étage. Bas-étage mais pas moins complexe à attraper. Le Fleuriste car tout d’abord dealer : ses clients devenaient ses victimes et par moyen chimique, il transformait les substances nocives en véritables poisons immédiats. L’aconit était utilisé, se mêlant parfaitement aux drogues. Pire encore, les caractéristiques des cadavres empoisonnés par cette plante ou ceux morts par overdose étaient très similaires. L’aide médicale de John avait été précieuse pour éclairer certaines informations, quoique Sherlock ne l’avait pas remercié. En fin de compte, après une étude approfondie, le poison avait été dévoilée. Grâce notamment à une victime qui n’avait pas consommé toute sa marchandise et que le tueur n’avait pas eu le temps de la récupérer pour faire disparaître l’ultime indice.

    -C’est une plante populaire en Europe, facile à dégoter, c’était la seule difficulté de cette enquête.

    Sherlock se mit à raconter alors comment ses informateurs l’ont aidé, l’un d’entre eux s’était même fait passer pour un accro pour se procurer la drogue. Lestrade n’avait pas besoin de savoir quelles étaient les méthodes du détective pour entendre et voir des choses du côté le plus sombre de Londres. Non, savoir que Sherlock payait quelques SDF pour avoir des informations sûres et utiles ne l’aiderait pas à attraper le tueur de lui-même. Lorsque Lestrade menait une enquête avec Sherlock, il devait comprendre que la liste des alliés dans la résolution était très courte. Et qu’il n’avait sûrement pas sa place : son rôle était d’emprisonner aux yeux du détective, car lui n’avait pas le pouvoir terrifiant de la Justice entre ses mains… Et il ne le voulait pas, de toute façon.
    Croisant ses bras sur son torse malingre, il jeta un œil à l’écran et s’autorisa une autre pique. Rien de méchant, lorsque l’on connaissait Sherlock, on savait qu’il suffisait d’ignorer ses petites remarques lorsque l’humeur boudeuse était au rendez-vous.

    -Enfin… ce qui est sûr… C’est que la capture de ce criminel était plus intéressant… Plus fun que ce qu’il y a à la télé….

    Il s’enfonça un peu plus dans sa place déjà amplement confortable.

    -Enfin… Ce n’était pas une affaire bien compliquée en soi… Au moins, elle m’aura occupée pour quelques jours. Maintenant…

    Sa phrase se termina dans un soupir qui énonçait toute la tristesse des nuits trop paisibles de Londres, des ses gens parfois trop honnêtes ou bien trop niais. Son crépuscule était passé trop vite pendant qu’il dormait, maintenant, il était en forme et voulait une autre énigme en tête.

    -Je n’ai pas le souvenir d’avoir éprouvé de la fatigue en travaillant… Mais me reposer m’épuise, comme malade.

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John H. Watson
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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Mer 12 Jan - 12:41



    Sherlock avait réussi à capter l'attention de John, chose qui entre parenthèses n'était pas très difficile à faire vu la qualité du programme télé. Mais de toute façon, le détective consultant (le seul et unique au monde s'il vous plaît) arrivait toujours à distraire John de n'importe quelle activité saine d'esprit. Il criait danger et le docteur accourait, il devait forcément avoir quelque chose qui clochait chez John, non ? Forcément, mais il chercherait plus tard, écouter, suivre et analyser Sherlock semblait et était beaucoup plus … intéressant. Et dire qu'il ne faisait que remplacer son crâne. John eut un maigre sourire tandis que l'autre s'installait dans le canapé près de lui, sa longue silhouette fine rappelant la mort dans certaines représentations artistiques. Et John ne fut guère dérangé par la proximité de l'autre homme, loin de là, partagez quelques mètres carrés avec une personne et au bout de quelques jours vous vous serez accommodé de sa présence. La voir semblera même aussi banal que de respirer.
    Cependant, Sherlock ne reprit pas immédiatement la parole, laissant un peu traîner la fascinante histoire de sa journée. Le regard de John ne le quitta pas, le médecin savait parfaitement qu'il allait parler, il ne fallait pas oublier que, même s'il refusait de l'admettre, Holmes avait un égo des plus surdimensionné. La langue de Sherlock finit par se délier et il lui révéla qu'il avait achevé une enquête criminelle. Tandis qu'il parlait, John se tourna vraiment vers lui, ses épaules et son torse suivant le mouvement cette fois-ci, l'écoutant avec attention. Oui, bien sûr qu'il se rappelait de l'affaire, c'était très récent, et même si Sherlock avait qualité le tueur de vulgaire amateur, John avait été ravi d'aider. Surpris de voir qu'il pouvait (enfin) être utile, mais ravi tout de même.

    "Ravi de savoir que tu as eu quelque chose pour te … distraire pendant quelques heures." déclara le médecin, le regard toujours tourné vers Sherlock.

    Il avait bien entendu envie de lui demander plus de détails. Ce qui paraissait évident pour Holmes, ne l'était pas pour le reste du monde. Et non seulement la curiosité était un vilain défaut, mais en plus John était friand de ce genre de nouvelles macabres. Sinon comment expliquer le fait qu'il vive avec le détective ? N'importe qui de sain, aurait fuit au bout d'une semaine, juste après avoir ouvert le réfrigérateur et avoir trouvé des yeux humains à l'intérieur. Mais avec John c'était différent, il écoutait, fasciné, les explications de Sherlock et faisait de son mieux pour suivre. Loyal oui, mais pas stupide.
    Cependant, John s'abstint de toutes questions, quelque chose, dans le ton ou dans la posture de Sherlock lui disait que ce dernier n'était pas d'humeur à jouer les professeurs. Et il sut qu'il avait raison en entendant les dernières paroles de son colocataire. Il eut un maigre sourire avant de répondre.

    "Désolé mais sur ce point là je ne peux rien faire. L'ennui n'a pas encore de remède … A moins que tu veuilles que je passe une annonce sur mon blog, en décrétant que le grand Sherlock Holmes s'ennuie et aimerait un peu d'action dans Londres ?"

    Et lorsqu'on savait quel genre d'action satisfaisait Sherlock … C'était peut être cela le prix à payer pour avoir reçu un don de déduction aussi vif et précis que le sien. Un constant et perpétuel ennui, allait-il mourir d'aphasie comme un célèbre poète français rongé par le même maux ou bien allait-il faire quelque chose pour vraiment y remédier ?

    "Mais quelque part … Je pense que tu as raison, ce silence commence à devenir pesant."

    Comme si quelque chose se préparait, quelque chose de si grand qu'on ne réalisait être dans le piège qu'une fois que toutes les portes s'étaient refermées. Qui savait quelle mauvaises nouvelles pouvaient apporter Lestrade lors de sa prochaine visite ? Et Moriarty, que faisait-il ?
    Une question essentielle, mais John ne préféra pas la poser, son indécision bien visible sur son visage, et il reporta son attention sur la télé.




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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Lun 28 Fév - 0:43



Enfin attentif à la conversation qu’il avait avec son colocataire, Sherlock ne réagit pas tellement à la pique de John. Ou tout du moins, pas sur le ton de la plaisanterie, ne comprenant décidément pas ce que taquinerie pouvait signifier, voyant l’humour banni de toute parole échangée. De toute façon, l’ironie, il n’y avait que ça de vrai :

-Je me demande qui d’intéressant pourrait bien lire ton blog… Les gens ordinaires… Ceux qui ont une vie horriblement ennuyante…

C’était toujours désagréable de constater avec quel mépris Sherlock observait les passants de sa fenêtre. Ce monde, cette société dans laquelle il était et qui, pourtant, était à la fois si loin. Sans compter que, lorsqu’il était dans une humeur aussi détestable, il traînait des conversations peu engageantes et uniquement portées sur la mélancolie… C’était une chance qu’il soit tomber sur ce médecin comme colocataire : non, il n’avait aucun remède à lui souscrire -il lui avait conseillé le sport sur un ton désespéré une fois, mais Sherlock ne l’avait pas écouté-, mais il se montrait généreux, l’épaulant malgré tout. C’était une béquille, un être pour amortir la tristesse de l’existence. Le brun releva un sourcil, comme intéressé et observa John qui lui donnait raison ; le silence était pesant. Long. Paisible.
Tout ce qu’il détestait.

Le poste de télévision ne lui donna aucune envie de s’y intéresser plus que ça. Si John voulait un peu de repos après sa journée de travail, celle du détective venait de recommencer : et l’émission, série ou peu importe ce qui défilait à l’écran ne risquait pas de le combler dans sa tendance à sa morfondre. Et puisque Londres semblait s’endormir : Sherlock devait lancer le jeu lui-même. Motivé par ces étranges élans d’entrain, il se releva brusquement, sans un mot pour se diriger vers la cuisine, sentant une faim intellectuelle se réveiller. Un véritable vampire d’énigmes, infatigable. Le détective arracha une feuille du calepin accroché près du frigo, destiné à noter les courses au fur et à mesure. Sans oublier un stylo au passage, il revint dans le salon, évitant soigneusement le canapé, évitant John. Il s’appuya à la table derrière, repoussant ordinateur, livres, collection amateur de puzzle cube et babioles qui n’avaient pas leur place ici. Une phrase, normale, simple mais vraie se dessina dans sa tête. Mais projetée sur papier, elle différa de la réalité, se couvrant de mystère, timidement, tout en apparaissant sur la surface de la feuille.
N’ayons pas peur de secouer un peu la logique pour la refaire réapparaître : perturbons l’alphabet, inversons le sens de la phrase. Cela donnait alors un message codé des plus simplistes mais pas pour celui qui ignorait tout des charabias secrets.

Un sourire presque mesquin, Sherlock retourna sur le canapé et tendit le message gribouillé avec le stylo à son ami.

Ozrg wv kofh z m'b ro.

Sherlock savoura quelques secondes l’air perplexe de John : à vrai dire, il ne lui avait jamais présenté les énigmes aussi franchement, et encore moins aussi futiles. Mais cela ferait passer le temps et peut-être que son colocataire se prêterait au jeu en lui présentant, à son tour, quelques petits problèmes de logique, devinettes ou casse-tête. Quand les criminels dormaient, le détective acceptait tout. Enfin, se montrant compatissant, presque bon-joueur puisque son humeur plus cordiale émergeait à nouveau en douceur, il lui confia deux indices :

-Tout se joue sur l’alphabet. Mais avant, trouve l’ordre exacte de la phrase…

Au lieu de s’affaler grossièrement comme il l’avait fait précédemment, Sherlock planta ses coudes sur ses genoux, entrelaçant ses doigts sous son menton et une lueur pétillante dans le regard. Malgré tout ce qu’il pouvait dire, il ne sous-estimait John, pas tout à fait. Il était, à ses yeux, semblable à un conducteur de lumière. Oui, le détective avait tout de même assez d’estime pour lui. Toutefois, il ajouta, fidèle à son orgueil, avec un geste désinvolte :

-C’est tout de même un code qui demande très peu de réflexion, simpliste et je dirai même basique… Même toi, tu devrais pouvoir le résoudre.

C’était loin de ressembler aux énigmes dignes de Moriarty, ou les complexes citations de Mycroft, mais tant que cela faisait passer le temps…

Pourquoi pas ?

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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Dim 3 Avr - 10:20



    Les yeux de John avait quitté le poste de télévision. De toute façon, ce n'était pas comme si les programmes étaient d'une excellente qualité à cette heure-ci, la remarque du détective étant à vrai dire tout à fait juste. Et le docteur regardait distraitement le générique de la série B défiler tandis que Sherlock se remettait en mouvement. John le fixait, véritablement intrigué à présent, et il s'apprêtait à lui demander ce qu'il cherchait lorsque Sherlock quitta le salon, toujours aussi silencieux. John se garda donc de lui poser la question, il savait pertinemment qu'il n'aurait pas obtenu de réponses et ensuite il n'aurait pas été apte à aider Sherlock. Ce dernier prétendait que chaque chose avait sa place dans leur appartement, John pensait surtout que leur étage avait besoin d'un grand coup de ménage mais son colocataire avait été très clair sur ce sujet : que personne ne touche à ses affaires. Lui seul arrivait à se repérer dans ce fouillis qu'il avait créé bien avant l'arrivée de John et, le docteur n'en était qu'à moitié étonné : cela correspondait bien à la personnalité du détective, tout comme son cerveau, c'était à lui que revenait le droit de dire ce qui était bon à garder et ce qui était bon à jeter et face à l'avis des autres, il y avait toujours un regard acerbe ou une remarque dédaigneuse. Il fallait … juste apprendre à vivre avec.

    Sherlock revenait déjà s'asseoir à côté de lui, un sourire sur le visage. Pourquoi souriait-il ? Lui qui se plaignait, habitude plus que récurrente ces temps-ci, il y a de ça quelques minutes … Et John avait pris l'habitude de se méfier des sourires de son compagnon, pourquoi ? Sherlock souriait quand on lui annonçait un triple homicide, un vol effectué dans les règles de l'art et ce genre d'énigme macabre … Annoncez lui que demain il fera enfin beau à Londres et il se contentera d'un simple haussement d'épaules. Un personnage plus qu'atypique ce Sherlock Holmes lorsque l'on y pensait.
    Et le docteur sut qu'il avait visé juste lorsqu'il lui tendit un morceau de papier avec un code plus qu'étrange. John poussa un soupir alors que Sherlock reprenait la parole. Il venait de terminer ses heures de gardes, il était minuit passé et maintenant il était censé distraire Monsieur ? John se massa les tempes en se disant qu'il aurait dû refuser, dire à Sherlock qu'il était tard et qu'il n'avait nullement envie de jouer. Cependant, il ne fit rien de tout ceci et répondit :

    "Oh alors pour combattre l'ennui tu décides de te moquer de moi, c'est ça ta nouvelle distraction ?"

    Et tant pis si l'énigme était facile, les capacités de déductions du docteur étaient plus que limitées et il le savait très bien tous les deux. Sherlock voulait juste jouer pendant quelques minutes avec lui avant de retourner à son apathie quotidienne. Et John était juste le bon docteur qui ne savait, et qui ne saurait jamais dire non. Peut être qu'il achèterait un chien à Sherlock à Noël prochain ou plutôt un chat, cela correspondait un peu plus à son tempérament. Et encore, la survie de l'animal dépendrait de sa capacité à distraire le détective, auquel cas il finirait sûrement dans le frigo, lui aussi victime d'une brillante expérimentation de Sherlock. John fixa le message, il ne voyait pas, et puis une certaine partie de lui n'avait même pas envie d'essayer, sachant pertinemment que Sherlock lui montrerait en une minute, montre main, que c'était d'une extrême simplicité. Il décida donc d'opter pour une autre solution …

    "S'il y a bien une chose que j'ai appris en te suivant c'est qu'il faut des indices … Alors puis-je en avoir au moins un ?"

    Oui, John allait jouer. Il savait très bien qu'au final il allait perdre, que la fatigue commençait déjà à se faire ressentir dans tout son corps, qu'il aurait dû aller se reposer mais tant pis … Qu'ils jouent donc, Sherlock aurait une occupation et John … Il ne savait pas encore.


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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Dim 29 Mai - 18:56



Le bout de chacun de ses doigts se rejoignirent, dans cette étrange et complexe prière. Le rictus portait la confusion : se moquait-il vraiment de John ? Si certains voyaient le médecin comme le toutou-admiratif du savant fou, ceux qui faisaient preuve de plus de compassion le comparaient bien souvent au souffre-douleur du sociopathe égoïste. Toutes les notions se perdaient avec les définitions, même dans la tête du détective. Mais une chose était sûre : c’était sans méchanceté. Il n’oserait pas, pas avec John en tout cas.

-Les professeurs prennent toujours un malin plaisir à compter les fautes de leurs élèves : mais ils ne perdent jamais le premier but de l’exercice en lui-même. Enseigner.

Du moins, lorsque ces derniers faisaient correctement leur travail en apprenant réellement quelques choses. La liste des choses essentielles à savoir pour Sherlock se réduisait par rapport à celles de autres. De plus, elle explorait d’autres univers : pas d’astrologie, pas de littérature, pas d’Histoire : juste la criminalité, la science biologique, la science botanique qui se concentrait surtout sur les poisons… Si Sherlock avait continué à admirer son ancien professeur Joel, il serait peut-être devenu enseignant à son tour avant d’être licencié définitivement pour avoir appris à ses élèves que l’aconit était un poison plus rapide que l’arsenic.
De toute manière, Sherlock n’aurait pas été suffisamment sadique pour exercer ce métier : trop de sentiments à l’égard des autres.

Un bon point déjà si John avait noté la valeur importante de l’indice. Au moins, l’autoproclamé professeur du moment ressentait une petite pointe de fierté. Surtout que l’élève avait abdiqué : il jouait. Mais après tout, Sherlock avait toujours été ce gamin capricieux qui attendait un partenaire pour tuer le temps.
Il espérait maintenant que cela durerait suffisamment : avant que John abandonne et parte se coucher, avant que Sherlock se lasse, donne la réponse et passe à autre chose.

-… Déjà, c’est un message codé qui dénonce une vérité.

Son sourire tressaillit un peu lorsqu’il lança un regard vers le frigo. Comme prit d’un rare rire hystérique. Il était tard et il s’amusait : le contrôle lui échappa juste un petit peu. Le détective retrouva un air plus posé : car il savait que cet indice était trop vague. Ce n’était qu’une petite introduction, une nouvelle pique pour exciter la curiosité du docteur.
Il tourna la feuille vers soi, puis, utilisant le stylo comme une règle qui dénonce les éléments importants d’un calcul, il tapota chaque mots.

-Tu vois déjà que les mots semblent entiers : si les lettres formaient un message plus clair, ce serait une phrase banale. Le découpage est donc déjà fait.

Tout se jouait sur les lettres, uniquement sur leur valse comme si une tempête était venu perturber leur tendre équilibre. La pointe du stylo s’éleva avec un rapide mouvement du poignet : attention.

Par contre : rien ne dit que la phrase est dans l’ordre. Mais tu t’en rendras compte lorsque tu auras trouvé les vraies lettres. Du moins, comment la première partie du décodage fonctionne.

À vrai dire, lorsque Sherlock s’emportait dans une telle explication : il était plus passionné d’une ornithologue perdu en pleine forêt. Son regard en devenait presque plus clair à mesure que son cerveau se focalisait sur ces étapes : comme un drogué qui retrouve l’extase manqué. Il pouvait faire peur, mais il pouvait faire également sourire. Son stylo recommença à former des symboles imprécis dans l’air :

-Mais pour l’instant, concentres-toi sur tout sur cette étage du décodage : le fonctionnement des lettres.

Sherlock se souvenait lui avoir dit une fois que le plus important était de noté quelle lettre revenait le plus souvent. Et de penser que le -E était la lettre la plus fréquente. Sauf que cette fois, la règle pouvait mener John sur une fausse piste.

-La règle du -E est très importante, mais elle ne s’applique pas sur ce message : il est trop court et il n’y a qu’un seul -E. Non, non, pour l’instant, tu n’auras besoin que de ça.

Achevant sa phrase, Sherlock entreprit d’écrire l’alphabet méticuleusement : la mine du crayon sur la surface-même de la table et le réécrit à l’envers juste en dessous. Après tout, ce n’était que du crayon, un coup de gomme et il n’en restera plus rien… Et puis, si cette table pouvait servir à autre chose que décorer le salon, ce n’était pas plus mal !

-Cette fois, je te donne le véritable indice : chaque lettre en reflète en réalité une autre.

Cette fois, le stylo trancha l’espace entre les deux alphabets. Pour l’aider encore un tout petit peu, Sherlock ajouta :

-Pense que si une lettre se trouve d’un côté de cette barrière, la vraie lettre se trouve simplement de l’autre côté : comme le N est en fait le M, ou bien inversement, le M est le N.

Le détective voyait si clair dans son propre jeu que honnêtement, il avait oublié que John, lui, était prêt à aller se coucher avec sa soirée de travail. Égoïste ou bien passionné ?
Dans le fond, c’était un peu la même chose…

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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Lun 20 Juin - 19:14




Qu'est-ce qui poussait John à dire oui ? Il ne savait pas, mais en revanche il savait que s'il se posait cette question, il devrait s'en poser une autre : pourquoi est-ce qu'il vivait avec Sherlock ? Quand certains pensaient qu'ils entretenaient une relation des plus malsaines, d'autres un mariage de plus de quinze ans, ou encore Mycroft qui semblait croire qu'il avait une bonne influence sur son frère, le médecin était quant à lui un peu perdu. Et c'était toujours dans ces moments là que l'analyse poignante de sa psychiatre lui revenait en mémoire : si John appréciait tant la compagnie de Sherlock c'était uniquement parce qu'à ses côtés il pouvait de nouveau être un soldat. Et revivre les joies d'une gloire passée. Sherlock ne sous estimait pas ses capacités, il les estimait à leur juste valeur et agissait avec John en tant que tel. Il n'allait pas être doux et bon car il savait pertinemment que John avait été taillé pour endurer les pires difficultés, et Sherlock lui donnait souvent des ordres ou des conseils très appuyés. En bref, une attitude parfaite pour un soldat au repos. Mais que retirait Sherlock de cette cordiale entente ? C'était beaucoup plus difficile à définir car même si la plupart du temps Sherlock savait ce qu'il ressentait, l'inverse … L'inverse n'arriverait probablement jamais car on ne pouvait rien arracher à quelqu'un comme son cher colocataire. Soit Sherlock s'ennuyait, soit il vivait d'énigmes et de connaissances. Et là en l'ocurence il vivait … Et John devait avouer qu'il se débrouillait plutôt bien dans le rôle du professeur. John poussa un soupir avant de se repencher vers le fameux message codé. Un message qui dénonce une vérité … Le médecin n'était pas plus avancé. Il avait envie de le faire remarquer à Sherlock, au lieu de cela, il haussa les épaules et prit enfin la parole.

Qu'est-ce que j'obtiens si je gagne au fait … Oh oublie ça, tu ne vas pas répondre, cela ne serait pas marrant si ce cher John ne se laissait pas mener à la baguette n'est-ce pas ?

Et John sentait sa fatigue s'éloigner petit à petit. Trouver le sommeil maintenant s'avérerait être plus que difficile, alors pourquoi pas ne pas se prêter au petit jeu de Sherlock. Peut être qu'après le détective se montrerait un peu plus conciliant et accepterait de jouer avec John ? Le docteur en doutait sérieusement. Il imaginait mal Sherlock assis devant la table basse à jouer au Monopoly ou à un autre jeu de société avec lui. Mais tout ce qu'il pouvait lui prescrire face à l'ennui était un défi de taille, histoire que Sherlock soit assez intéressé pour occulter le reste du monde. Les rues de Londres étaient vides ce soir, comme tous les soirs depuis de longues semaines. Où étaient-ils tous passés ? Cachés dans l'ombre ? En tout cas c'était bien les ténèbres qui s'abattaient trop souvent sur le crâne de Sherlock. Et voilà le médecin qui approchait alors que la nuit s'étirait en longueur, avec sa patte traînante et une bougie dans le creux de la main. Un peu de lumière pour ce cher Sherlock … Même son expression d'amusement, teintée d'une pointe de compassion pour ce pauvre John, était belle à voir. John tourna la tête à cette pensée, reportant son attention sur le code et l'alphabet que Sherlock venait de lui écrire.

Bon … Un M est en fait un N ? Comme dans un miroir en fait ? Et comme il y a vingt six lettres dans l'alphabet … Attends j'essaye quelque chose …

Il s'empara hâtivement du crayon que Sherlock tenait encore et réécrit le code au dos de la feuille. John voulait faire les choses à sa façon, au bout de la feuille il écrivit la lettre M et en dessous N. Il revint ensuite à la première ligne et écrit les douze lettres qui précédaient le M, de même pour la lettre du dessous. Donc si M était égal à N, de l'autre côté de l'alphabet, A voulait en fait dire Z. Se mordant la lèvre inférieure, John revint à la phrase de départ et se mit à remplacer les lettres par leur reflet dans le miroir. Ce qui donnait à la fin : Lait de plus a n'y il. John eut un sourire en écrivant la phrase dans le bon ordre et il se tourna enfin vers Sherlock. Il lui montra le papier, une certaine fierté dans le sourire. Et contre toute attente, son sourire finit par l'emporter sur sa raison et il éclata franchement de rire, les signes de la fatigue revenant à la charge.

Je persiste à croire c'est toi qui devrait trouver une solution à ce genre de problèmes et aller en acheter ...ce n'est pas moi qui refuse de l'argent à chaque affaire résolue …


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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Lun 27 Juin - 21:03



Un discret sourire soulignait l’amusement du jeune homme qui se plaisait à observer son locataire : la manière dont il rendait les armes, cédant à ses lubies pour avoir la paix. Non sans une pointe de curiosité apparemment. Le rictus s’élargit un peu plus en guise de réponse pour la première question de John, comprenant bien trop tôt que son ami ne lui répondrait pas. Si Sherlock Holmes était un être farfelu aux réactions imprévisibles bien souvent, John commençait peut-être à le cerner après ces quelques mois de colocation. Tout du moins, il avait anticipé cet esprit joueur : le plus léger et le plus innocent peut-être. Mais seulement avec John.

Avec autant d’indices, John trouverait certainement. Leur rencontre était encore récente, mais John était à bonne école désormais pour ce genre de choses. De plus, Sherlock ne lui aurait prêté aucune attention particulière si son colocataire s’était montré comme un anglais idiot parmi tant d’autres… Sûrement qu’aucun des deux n’avaient prévu de s’attacher si vite l’un à l’autre. Le hasard avait magnifiquement bien fait les choses cette fois…
Quoiq’il en soit, disposer deux alphabets, un à l’endroit, l’autre à l’envers, était une excellente solution et faciliterait le déchiffrage. Alors que l’amusement était en train d’éclore sur le visage du médecin quand il découvrit la phrase, Sherlock retrouva son sérieux, comme par pudeur, quand John le regarda à nouveau. Il esquissa cependant une petite moue : comme le professeur qui approuvait son élève mais évitait de le montrer. Que le succès ne lui monte pas à la tête, cela pourrait faire des dégâts… L’orgueil de Sherlock en était un bon exemple.

Je persiste à croire c'est toi qui devrait trouver une solution à ce genre de problèmes et aller en acheter ...ce n'est pas moi qui refuse de l'argent à chaque affaire résolue …

Si la logique était un bel atout quand on est face à des énigmes mathématiques, des problèmes de réflexion et autres péchés mignons du détective. Les mystères de l’univers ménager représentaient un réel problème. Non que le monde extérieur l’effrayait, il n’en était pas là. Mais la banalité l’ennuyait à un point effrayant. De plus, à chaque fois qu’il se rendait au supermarché du coin, cela ne se terminait jamais en une passionnante aventure, mais plutôt en une petite série de problèmes sociologiques et prises de tête monumentales… Il n’y avait que lorsque John était là que cela se passait à peu près bien. Non que Sherlock se tenait plus sagement, mais le docteur avait le don de calmer les tensions et en s’excusant à la place de son entêté colocataire…
Bientôt, Mycroft lui ferait comprendre que, à moins d’être marié à John Watson, Sherlock ne pourrait pas vivre éternellement avec lui. Quand bien même les liens du mariage ne pouvait protéger des disputes…
Mais faire comprendre à Sherlock que les gens autour avaient également des vies, c’était comme expliquer combien la poésie était subtile à une bande de carpes.

-Ce n’est pas moi qui refuse de vendre des informations falsifiées sur mon compte à Mycroft et toucher des sommes avantageuses.

Un haussement de sourcil, et finalement, un nouveau sourire en observant les yeux gris et épuisés de John. Oui, il semblait épuisé : après tout, il s’apprêtait à se coucher quand Sherlock s’était, lui, levé après ses quelques heures de sommeil. Mauvais timing pouvait-on dire… Nullement rassasié par les devinettes de seconde zone, Sherlock se dit qu’une deuxième tentative pour poser un problème ne fonctionnerait pas. Plus à cette heure-ci. Il fallait dormir maintenant.

Sauf lui.
Il repris le stylo de John : sans méchanceté cependant. Avec calme, juste pour lui dire que le jeu était fini et qu’il pouvait partir se coucher s’il le désirait. Bien évidemment, Sherlock bouderait toute la nuit, se torturant les méninges : vous savez combien il est difficile de jouer aux échecs en inventant stratégie parfaite sur stratégie parfaite ? Combien il est ennuyant de se poser des énigmes et d’inventer des codes sans complexité ? Sherlock avait expérimenté à de nombreuses reprises en tout cas.

Le détective leva la tête vers l’une des fenêtres, espérant entendre un coup de feu, un hurlement ou ne serait-ce qu’un bruit suspect pour enfin prendre son manteau, nouer son écharpe et enfiler ses gants et partir inspecter cette rue qui se repose depuis déjà trop longtemps.

-Espérons que demain sera un meilleur jour…

Ou tu devras supporter mon sale caractère des mauvais jours. À vrai dire, Sherlock ne s’était jamais demandé comment John pouvait le supporter dans ces cas-là. Une chose était quasiment sûre, le médecin lui-même ne devait pas connaître la réponse.




Comme promis :
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MessageSujet: Re: Two minutes until midnight | Sherlock   Ven 22 Juil - 11:23



John laissa échapper un bâillement, la fatigue reprenant peu à peu le dessus sur le docteur. C'était un combat perdu d'avance et même si Sherlock était la meilleure des distractions, John avait déjà des picotements dans la nuque et ses paupières semblaient être très lourdes. Pourtant, le docteur serait bien resté aux côtés de Sherlock jusqu'au petit matin. Son colocataire avait cette étrange capacité de faire passer les heures pour de misérables secondes. Et tout ça uniquement en parlant. Les gens avaient pour habitude de lui demander à quoi ressemblait la vie avec Sherlock Holmes, qui était plutôt connu pour être taciturne et asocial. John n'avait jamais perçu son compagnon de cette manière. Ou peut être était-ce parce que John savait écouter ? Une autre personne que lui aurait sûrement dit à Sherlock qu'il pouvait se mettre son papier et son énigme dans le … enfin bref, quelqu'un d'autre se serait montré beaucoup moins … conciliant.

Mais, c'était dans son métier et peut être un peu même dans sa nature, John savait écouter. Après tout ce qu'il avait vu, le docteur se répétait qu'il n'était pas important, c'était sans doute une forme de sadisme cependant c'était ainsi qu'il fonctionnait. De cette manière, ses rares sourires étaient des vrais et lorsqu'il vous demandait si vous alliez bien, la question n'était pas simplement une formule de politesse. Sherlock avait certes un côté extravagant et extraordinaire, dans le sens où son intelligence hors du commun pouvait en déranger plus d'un, mais dans ses moments les plus intimes, Sherlock avait l'air vulnérable. John observa le détective alors que son regard était posé sur la fenêtre. Il bailla une nouvelle fois alors que Sherlock évoquait le lendemain. Ou plutôt la journée qui commençait déjà … Les yeux de John se posèrent sur la montre, repensant aux paroles de Sherlock à propos de leur situation financière. Pas la peine de se disputer pour du lait ... Il irait en acheter lui-même demain.

"Hmmm … Touché. Très sincèrement, entre toi et ton frère … Je me demande qui est le pire. J'aurais tendance à dire toi, histoire de flatter encore plus ton égo, mais en même temps Mycroft a l'air d'avoir un peu plus de bon sens et une certaine notion du mot éthique. Il a l'air seulement …"

John eut un autre rire, plus discret que le premier, se rappelant de quelle manière Mycroft avait tenté de l'intimider lors de leur première rencontre. En fin de compte, lui et son frère restaient banalement humains. Le grand frère tentait de prendre soin du petit frère absent et Sherlock lui noyait sa solitude dans la musique et dans des défis intellectuels. Des êtres humains, rien de plus, rien de moins. Enfin si … Ils manquaient tous les deux cruellement de tact et John était certain que si Mycroft n'occupait pas un poste si important et si top secret, il aurait fini comme son frère. Mais c'était bien Sherlock qui était assis à côté de lui, et Sherlock qui s'ennuyait. Il s'ennuyait en fixant la nuit qui peu à peu s'étirait en jour et sa seule compagnie était sur le point de s'éclipser. Le docteur se redressa, se mettant tant bien que mal sur ses deux pieds et s'étira.

"Mais j'en ai déjà trop dit et il commence à se faire tard …"

Il aurait voulu s'excuser mais il ne savait pas quoi dire. Au lieu de cela, John se contenta de s'éclaircir la gorge, son regard toujours posé sur Sherlock. Ils allaient très certainement se croiser demain ou dans quelques jours, Sherlock en train de jouer du violon et John lisant le journal. Ils ne parlaient pas beaucoup dans ces moments là, le docteur se disait que le détective devait être en pleine réflexion et en plus, si Sherlock avait besoin de quelque chose il se manifestait toujours. À croire que l'obscurité avant tendance à délier les langues et à rendre Sherlock plus bavard ... Mais c'était une routine plus que banale en somme et John ne se plaignait pas. Dans le fond, tous les deux savaient que tôt ou tard, Lestrade viendrait frapper à leur porte, une sanglante affaire à résoudre et Sherlock retrouverait ses couleurs. En attendant … En attendant il était minuit passé et John ne désirait plus qu'une seule chose : s'allonger. Il posa sa main quelques instants sur l'une des épaules de Sherlock.

"Ne passe pas toute la soirée à broyer du noir … On m'a dit que c'était mauvais pour le teint."

Il eut un dernier sourire avant de s'éclipser vers sa chambre. Laissant la nuit se charger de Sherlock et en espérant qu'elle soit clémente avec lui.

FIN DE TOPIC.




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