Sherlock 21st Century

Forum RPG inspiré par la série Sherlock de la BBC
 
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 Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]

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Ben Tippin
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MessageSujet: Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]   Jeu 12 Mai - 16:42

"Salut les mecs !
- Bonjouuur Bennyyyy !"

Qu'ils étaient mignons, tous les trois assis dans leur canapé en petit string doré ! Sans le voir directement, Ben, tel le sultan au milieu de son harem, devinait que c'était sans doute Daviiiid, trônant au milieu, qui le portait le mieux. Il avait suffisamment reluqué son derrière pour savoir qu'il avait ce qu'il fallait où il fallait. Quant à Lestrade et Abberline et bien... on ne pouvait pas franchement sans plaindre non plus. Assis sur le bureau (allons, un peu de sérieux, il n'allait quand même pas utiliser un téléphone alors qu'il pouvait être sur place pour voir ça), le bondinet les observait d'un air satisfait. Le commissaire lui souriait, appuyé sur son coude dans une position assez équivoque, tout comme Baker qui joue du bout des doigts avec sa cravate mickey, s'étirant finalement de façon lascive. Noah de son côté mâchonnait ostensiblement un chewing-gum en le regardant droit dans les yeux.

"C'est bon ?
- Il en avait plus à la fraise."

------------------------------------

Ben Tippin, agent scientifique de son état et pervers excentrique notoire, se réveilla en hurlant de rire, au point d'en faire peur à Amy, sa petite amie attitrée du moment (depuis bientôt trois semaines je vous prie !). Il se leva et se doucha en gloussant, sauta dans son pantalon les larmes aux yeux et passa la journée au boulot à se gondoler de rire tout seul, incapable de continuer à travailler dès qu'il croisait le commissaire Lestrade ou le profiler Baker, tous les deux pourtant bien sérieux, aussi propre sur eux que d’habitude. Une bonne journée donc, pour lui du moins. Il avait fuit les locaux du Yard assez tôt, comme d’habitude lorsqu’il n’était pas de permanence de nuit, et avait entrepris de préparer sa fin de journée à coups de nombreux coups de fil et autres sms, naviguant sur les réseaux sociaux pour identifier les meilleurs endroits où faire la fête ce début de soirée. Il avait d’autres plans pour la suite, mais il fallait bien combler en attendant !

C’est ainsi que, lorsqu’il débarqua dans le petit pub vers vingt-deux heure, il était déjà un brin éméché. L’ambiance était plutôt tranquille, on n’était pas encore en week-end, et à part le match de rugby diffusé en sourdine par la petite télévision dans un coin, passionnément suivi par quelques habitués, seules les conversations étouffées et quelques éclats de voix de temps à autre meublaient le silence du bar. C’était un de ces endroits qui, malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics, semblaient conservés le côté brumeux de longues années à côtoyer les clopes de mauvaise qualité, comme si la fumée restait incrustée dans les poutres. Il ne tranchait pas tellement avec les ruelles par lesquelles le jeune homme était passé pour arriver, sur les murs desquels même les couleurs vives des graffitis semblaient absorbées par la grisaille par le smog londonien. Difficile de deviner qu’on servait dans ce petit rade une des meilleures bières de la ville, ce qui expliquait sans doute que Tippin connaisse bien l’endroit.

Engoncé dans sa veste en jean (râpée, c’était la mode), la joue rose et le sourire imbécile, le blondinet prit le temps de se frotter les mains pour les réchauffer en passant la porte. Il avait été hilare toute la journée, ça ne risquait pas de changer maintenant qu’il avait déjà quelques verres dans le nez. Rejoignant le comptoir, il hissa son derrière sur un des tabourets et claqua de la paume sur le bois pour attirer l’attention du barman :

"Ed', une pinte ! C’est sur son compte !"

D’un mouvement de pouce, il désigna son voisin, un brun taciturne vouté au-dessus de son verre et qui ne lui avait même pas adressé un regard. Tss, il faisait moins le malin dans son string doré ! Le jeune homme ne se formalisait de toute façon que rarement du silence de son compagnon de beuverie, il avait assez de blagues idiotes pour deux et Noah la patience de les supporter, il ne demandait rien de plus... Tranquillement, on n’était pas pressé après tout, ils étaient là pour affaire mais également pour se pinter joyeusement (et pour ça, ils avaient toute la nuit) Ben retira ses mitaines et acheva de réchauffer ses mains en soufflant dedans.

"Ca roule Abberline ? T’as pas apporté de chewing-gum à la fraise ?"
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Noah Abberline

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MessageSujet: Re: Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]   Ven 13 Mai - 16:54

Le moins que l’on puisse dire, c’était que niveau mauvaise humeur, le Noah il se posait là. Oh pourtant la journée n’avait pas été si mal : des crêpes pour le petit déjeuner (avec de la confiture, s’il vous plait !), une aprem passée dans un cinéma de quartier et un contrat le soir. Il demandait rien de plus pour vivre une vie de célibataire heureux. La vie de couple, c’était différent, valait mieux pas y penser…

Les contrats tôt c’était rare, mais ça pouvait arriver. Ils rimaient avec heures supplémentaires dans les bureaux vides et parking souterrains, une vraie ambiance de film noir. Manquait plus que Dirty Harry pour les coffrer, en fait…
Il est vingt et une heure, et au troisième clock, un comptable allait se faire tabasser, bonsoir. Posté contre un pilier avec deux de ses « chiens », Noah attendait. Ils avaient bien pris gaffe de détruire les caméras de surveillance, de manière à bosser sans cagoule. Quand il avait un truc sur la tête, que ce soit avec une barre de fer ou bien ses poings, l’homme n’arrivait pas à viser. Là, leur victime approchait… Rondouillarde, chauve, la quarantaine passée, elle s’essoufflait jusqu’à sa voiture, le visage rouge, le nez aussi. Il devait pas sucer que des glaçons celui-là….
Un chuchotement :

Bon allez les enfants… pour celui-là on s’en prend principalement aux bras et aux mains, interdiction de tailler dans le gras et pas plus de cinq coups au visage, capiche ? Allez au travail….

Et pour bien montrer l’exemple, Noah s’était élancé en premier. Ouais, ben…plus JA-MAIS ! Cet enfoiré de comptable, cette petite victime de merde qui disait appartenir à la race humaine, il lui avait tendu un coup en traître. C’était contre les lois de la bonne morale ! Rien que pour ça on devrait avoir le droit de foutre sa tête au bout d’une pique…

Vous savez ce que cet enfoiré cachait dans sa mallette de travail ? Une bombe au poivre… Une putain de bombe au poivre ! Quand t’es une gonzesse, ok tu en prends une ! On comprend, pas de soucis, mais quand t’es un mec … NON NON NON NON NON ! quand t’es un mec tu utilises tes poings et ta force virile, pas d’excuse bordel de dieux ! C’est pas possible hein, tout se perd…

En attendant le Noah, il crachait ses yeux un peu plus loin pendant que ses hommes terminaient le tabassage en règle. Ah l’enfoiré ! Plus jamais en première ligne, tiens… Il voulait pas finir aveugle à quarante ans, ses yeux noirs il y tenait, merci ! Et puis les lunettes de soleil, ça lui allait pas vraiment…

Du coup, avant de partir, réflexe puéril : coup de pieds dans les valseuses. Ca lui apprendrait, à Porcinet… Soirée de merde, il n’y avait pas de doute. Allez hop, retour à l’air libre. Il faisait nuit maintenant, les rues étaient désertes. Pour ça qu’il était cool ce quartier : niveau méfaits on était pas dérangé ! Ils avaient déjà fait quelques opérations par ici, ils commençaient même à connaître quelques voisins. Tenez, la grand-mère dans cet immeuble, celle du quatrième étage, sur son balcon, mémé maboule comme ils disaient, elle leur faisait même coucou avec un grand sourire édenté. Ouais, salut mémé !
Ils l’aimaient bien, quand ils traînaient par ici, c’était leur mascotte… Bon, en attendant, le boulot était fini. Les hommes se dispersèrent et Noah alla son petit bonhomme de chemin, pleurant encore et toujours comme une fillette. Putain de poivre…

En plus c’était de bonnes grosses larmes, dans les rues un peu plus animées on se retournait sur son passage : pauvre garçon, regardez-le… Sa femme doit le battre, une honte ma pauvre dame, une honte ! Et la police qui ne fait rien…

Les gens ont de l’imagination, n’est-ce pas ? En attendant personne était capable de lui passer un mouchoir, même si ok il demandait pas. C’est difficile de se repérer derrière un torrent de larmes, aussi poétique cela soit-il, de ce fait allez jusqu’au pub releva pour Noah d’un véritable parcours du combattant.

Heureusement il y parvint et Ed –Charles Edouard Maximilien le troisième de son vrai nom- l’attendait avec une bonne pinte de bière. Hallelujah mes frères ! Allez hop, on se prostre sur son verre comme un autiste et on parle plus, ça ira mieux.

Il fallut quelques minutes encore avant que Tippin n’arrive, avec sa gouaille habituelle. Dieu merci, Noah ne pleurait plus, il avait juste une tronche de drogué en manque avec les yeux rouges et gonflés. On pouvait pas faire plus sexy, ouais….

Sans un mot, l’homme passa au petit blond un papier avec l’adresse exacte du lieu où ils avaient tabassé l’homme. A Tippin de s’assurer qu’on remonte pas jusqu’à eux, quitte à faire accuser une bande rivale. Avec le papier, une enveloppe bien remplie fut glissée elle aussi. Une taupe, ça se paye…

Après un grognement, Noah prit la peine de répondre malgré tout à la question posée

Ca fait des plombes qu’ils en font plus à la fraise dans ma supérette

Un coup d’œil à sa mine de chien battu suffisait à montrer combien cela l’attristait. C’est vrai quoi, c’est bon la fraise, non ? Ca donne un petit goût de fête dans la bouche là où la menthe et la chlorophylle empêchent juste la mauvaise haleine.
Comme quoi, des petits malheurs peuvent empêcher de grands bonheurs ? Bon allez, fallait quand même se montrer sérieux…

Quelles nouvelles ?
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Ben Tippin
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MessageSujet: Re: Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]   Mer 24 Aoû - 7:38


Noah Abberline avait décidément un don. Il fallait bien pour détruire aussi vite un fantasme pourtant tout ce qu’il y a de plus honnête. Sceptique, le sourire figé, Ben considéra le visage chiffonné de son vis à vis, ses yeux rouges et boursouflés. Autant pour lui, il trouverait quelqu’un d’autre pour porter le string doré cette nuit. Les yeux à présent dans le vague, les doigts tapotant distraitement le bar, il prit une seconde pour réfléchir à la question, abandonnant Abberline à sa mauvaise humeur. Remarque, un duo épicé du commissariat ça pouvait le faire… pas forcément besoin d’un élément perturbateur pour s’amuser ! En tout cas pas dans ses rêves. Quand il s’y faisait chier… Non en fait, il ne s’y faisait jamais chier. Il était capable de trouver de quoi se distraire au milieu d’une réunion soporifique du Yard, ce n’était pas pour s’emmerder quand c’était son inconscient qui avait le contrôle sur son environnement.

Revenant à la réalité, l’agent scientifique gratifia l’homme d’une petite tape compatissante sur l’épaule avant d’enfin reprendre comme si de rien était, comme si un de ses plus chouettes rêves ne venaient pas de voler en éclat. De toute façon, il lui faudrait très peu de temps pour trouver à son contact de nouveaux côtés sexy… Lui, un concentré d’hormones en ébullition ? Du tout. Ou alors, juste un peu. C’était surtout le plaisir de prouver une fois de plus sa volatilité, sa capacité à dire tout puis son contraire une seconde plus tard.

Charles Edouard Maximilien revenait vers eux et réjoui, Ben observa à peine le liquide ambré avant de plonger les lèvres dans la choppe, en ressortant quelques secondes plus tard avec une moustache d’écume, les yeux pétillants comme la saleté de gamin éméché qu’il était.

"Je t’en ramènerai ! décréta-t-il. On fera des expériences. Je suis sûr qu’avec la bière, c’est terrible."

Ignorant volontairement le regard assassin du barman, le jeune homme prit des airs de petit garçon sage qui firent s’éloigner Ed’ en levant les yeux au ciel. Le suivant du regard avec un sourire en coin, Ben tournait lentement son doigt sur le rebord de sa choppe… l’emmerdeur personnifié. Noah était en train de chercher sa si jolie petite enveloppe. Ô la douceur de cette petite pochette de papier à l’épaisseur si confortable ! Sans prendre la peine de vérifier – Abberline ne lui avait jamais posé de soucis à ce niveau- , l’agent du Yard glissa son nouveau petit trésor dans la poche intérieure de sa veste. Il avait très envie de s’acheter une chouette moto. Une grosse, rouge et brillante. Ou peut-être noire. Le seul ennui, c’était qu’il était incapable d’économiser, l’argent lui filait entre les doigts sans qu’il ait le temps de rien voir passer. Quelle dure réalité, triste monde. Il était grand temps qu’on l’élise 1er ministre ! Quoique non, prince, ça sonnait mieux. C’était décidé, il allait se faire adopter par leur reine bien-aimée.

Le futur monarque Ben jeta un coup d’œil distrait au petit carré de papier avant de lui faire suivre le même chemin qu’à l’enveloppe, adressant un sourire matois à son client. Ah elle était belle, l’intégrité des flics. Il n’eut même pas une petite pensée pour ce pauvre type, étendu quelque part dans une rue de Londres. D’ailleurs, s’il n’était pas content, il n’avait qu’à lui payer une moto, là, on verrait ce qu’il pouvait faire. Sans remords ni regrets, le jeune homme leva son verre pour trinquer avec son toréador préféré –car oui, tout mec au teint hâlé était forcément toréador dans une autre vie- avant de faire mine de réfléchir à la question :

"Oooh pas grand-chose, la routine. Le corbeau erre toujours dans les bureaux, mais il s'intéresse plutôt aux chinois."

Niveau gang, il n'avait jamais vu Holmes se penchait sur d'autres cas, pour le moment du moins. Car oui, le corbeau, c'était le fameux détective qui trainait toujours dans les jambes de Lestrade. A moins que ce soit Lestrade qui traîne dans ses grandes pattes toutes maigres... Bref. Ce brave Nono avait l'habitude des surnoms idiots qu'il utilisait à tour de bras. Minaudant quelques instants devant sa bière, le jeune homme tendit finalement sa main dont il déplia un deuxième doigt.

"Oh. Et le papi qui assurait que c'était pas une bande de rouquins qui avait cassé les jambes d'un type sur Surrey Row était pas un témoignage fiable : c'est une vraie taupe, à moitié gâteuse en plus."

Et puis ils avaient trouvé suffisamment de preuves (juste assez, pas trop.... Certains agents que nous ne citerons pas étaient passés maître dans la falsification des indices et savaient pertinemment qu'une évidence trop parfaite n'était pas non plus bonne à prendre) pour inculquer plusieurs mecs du gang irlandais. De quoi foutre la merde dans la façon dont ils tenaient leur quartier un moment.

"Bref. Conclut le jeune homme avec un sourire mutin. Si tu veux faire la bringue avec tes potes, évite leur zone pour le moment, ils sont un peu à cran."

Laissant s'étirer un léger silence qui aurait pu paraître très étrange de sa part s'il n'avait pas eu le nez dans sa choppe, le blondinet la reposa, vide, avec un bruit sec sur le comptoir, de ces mouvements volontaires qui annoncent une grande déclaration sérieuse, ou une prise de décision subite.

"Hey Nono ! Tu sais comment on s'aperçoit qu'on a un éléphant dans son lit ??" Interrogea-t-il sur un ton quasi mystique, comme s'il allait révéler au brun taciturne une grande vérité sur la vie.


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Noah Abberline

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MessageSujet: Re: Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]   Mar 27 Sep - 14:32

Les gars avaient bien proposé qu’on se teigne en roux, au cas où un con aurait l’idée d’être un témoin visuel… mais je leur ai dit que ça ferait pas crédible. Surtout sur moi, bizarrement…

Bon, ce souci là était évité au moins. Avec la sensation du travail bien fait, Noah commença sa bière. Au moins, Ed assurait là-dessus, personne pouvait le nier… Il resta un moment silencieux, se contentant de boire ce que le Seigneur lui offrait (Aaaaaameeeeeeeeeen) tout en savourant les délices de ce jour (Aaaaaameeeeeeeeeen), ou plutôt de cette nuit (Aaaaaameeeeeeeeeen). Au nom du père, du fils et du saint esprit, amen… le houblon !
Et puis Tippin lui sortiy une de ces phrases dont il avait le secret…

Là, Noah eut un long dialogue silencieux en forme de regards intenses avec le barman : qu’est-ce qu’un éléphant, est-ce que Ben avouait qu’il en avait mis un dans son lit ? Si on couche avec Dumbo, peut-on être accusé de pédophilie, est-ce que la taille des oreilles est équivalente avec celle de la trompe, qui dominait : Ben ou l’éléphant ? 42 , la réponse D, Obi-wan Kenobi ? Est-ce que c’est dangereux d’ailleurs, un éléphant avec un sabre laser ? Est-ce que Darth Vader est devenu méchant parce qu’il n’avait jamais eu d’éléphant en peluche à Noël ? Tant de questions, si peu de réponses….

Il se gratta le crâne, un air de profonde réflexion au visage –qui ne seyait pas très bien à ses yeux gonflés et le faisait passer pour un homo pas-encore-mais-presque-erectus. C’est dur d’être Noah Abberline, parfois, ça fait mal à l’ego…

Ben euh… euh……

En temps normal, il était un etit garcon normal, avec de la barbe comme tous les petits garçons, des poils comme il faut et là où il faut et un cerveau capable de lui faire comprendre et utiliser le mécanisme du langage qu’il soit oral ou physique.

Là, bière plus bombe lacrymo aidant il n’était pas un petit garçon, il était un macaque.

… Est-ce qu’on doit prendre en compte la théorie de la relativité dans la réponse ?

Un macaque alcoolisé….

C’est que le Ed avait eu le temps de le resservir trois fois pendant l’affaire, hé ! Toréador, prend garde à ton taux d’alcoolémie… Enfin ça allait, il rentrait à pieds et pas en voiture. D’ailleurs, Noah avait même pas le permis, donc… Patron, une autre !

Est-ce que l’éléphant doit venir d’Afrique, ou bien d’Asie ? Non parce que c’est important…..

Un éléphant c’est comme une hirondelle : on doit savoir d’où il vient !

L’homme s’abandonna finalement dans un monologue aussi éthylique qu’intérieur, laissant l’hémisphère droit de son cerveau converser avec l’hémisphère gauche. On était dans un pays libre après tout où chacun avait le droit d’exprimer son avis, pas comme tous ces pays où l’on tuait les journalistes non mais oh !

A vrai dire, Noah avait eu un contrat consistant à tabasser un journaliste, une fois. L’homme sen était sorti avec les deux bras dans le plâtre et à ce qu’il parait, on avait également du l’amputer d’une jambe. Il n’avait jamais revu son nom en bas d’un article, depuis. Pas même à la rubrique : « programme télé ». Un très bon contrat….

Il avait pas grand-chose à dire en fait. Ni à penser, soyons honnête… Pour la énième fois il commanda un verre et choisit d’attendre patiemment la réponse du petit ripoux. Si la blague était bonne, il la rapporterait à Thomas, Thomais aimait bien ce genre de blague Noah se souvenait l’avoir vu rigoler pendant un quart d’heure complet avec le « tu sais ce que c’est une papaye ? Un truc qu’on ramasse avec une foufourche ». Impressionnant, voir même inquiétant…

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Ben Tippin
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MessageSujet: Re: Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]   Dim 15 Jan - 19:04


Pauvre Charles Edouard (Maximilien). La soirée s'annonçait pourtant calme. Ses quelques habitués buvaient sans doute trop, certes, mais ils avaient l'alcool tranquille, et le match diffusé en sourdine par la petite télé qui agrémentait le pub suffisait à capter toute l'attention de ceux qu'il appelait avec affection, ses "bovins de comptoir". Pas de bavards, pas d'inconnu largué par sa femme et ressentant la nécessité de raconter sa vie à un barman attentif. Non, juste la perspective de longues heures de rêverie intense, debout devant ses bouteilles à essuyer lentement des verres déjà propres, le regard perdu dans le vide.

Car elle était précisément là, l'unique raison qui l'avait poussé à embrasser la profession. C’était pour ça qu’il s’était acharné à devenir son propre patron, sans toutefois chercher à créer un établissement à la mode qui aurait été trop fréquenté à son goût. Charles Edouard Maximilien n’aimait rien tant que ce petit paradis qu’il s’était créé, cette petite bulle où il pouvait rêvasser pendant des heures. Il vivait dans une oasis temporelle, y passait ses journées et s’en portait très bien. Ici, la folie londonienne ne le rattrapait que rarement, il avait tout loisir pour se perdre au-dedans de lui-même et tant qu’il continuait à servir ces bières dont il avait le secret, aucun de ses clients ne lui en tenait rigueur.

Et voilà qu'à présent, le plus communément surnommé Ed' se sentait contrarié, lui, si égal à lui-même le reste du temps. Car il les connaissait, les deux zozos partis dans un concours de devinettes stupides, et il savait que tout cela ne pouvait que mal finir. Et il allait devoir intervenir, hausser le ton, peut-être même sortir de derrière son comptoir adoré ! Tout cela lui paraissait fort pénible, et il surveillait de loin le duo improbable d'un mauvais œil.

Les deux compères avaient déjà un certain nombre de pintes vides devant eux. Ed’ ne savait pas quelle avait été la dernière remarque de l’ourson aux yeux humides mais en tout cas, elle avait l’air de faire beaucoup rire le petit blond qui se maintenait des deux mains au comptoir pour ne pas tomber. Soit l’autre avait des talents de comique caché, soit l’excité de service était déjà bien parti.

"N'importe quoi. Il a mis de la noix de coco dans ton verre ? J'te... euh dis ?"

Silence. Ou un assentiment inaudible du coin qu'il occupait en tout cas.

"C'est parce que... parce que... il a un E brodé sur son pyjama."

Ok. Définitivement la deuxième solution. Et voilà qu’il était pris de fou rire maintenant. Blasé, Ed’ secoua la tête. Encore un verre ou deux, et il pourrait les mettre dehors sans regret. Comme le blondinet avait disparu derrière le bar, l’anglais se sentit obligé de se pencher légèrement par-dessus pour voir s’il n’avait pas surestimé les capacités du jeune homme. Mais il n’était pas encore hors d’état de nuire à sa précieuse tranquillité : un genou à terre et les deux mains toujours accrochées, il semblait juste avoir du mal à reprendre son souffle entre deux crises de rire. Battant lentement des cils, le barman se demanda comme il allait réussir à mettre ça dehors.

Heureusement, Tippin lui offrit la solution sur un plateau d'argent. Alors qu'il pensait que le garçon s'était calmé (il avait recommencé à babiller comme il le faisait d'ordinaire, comptant sans doute les points qu'il gagnait à chaque fois qu'il parvenait à tirer un sourire à son alcoolisé de compagnon) le blondinet ré-attaqua très fort : une seconde sagement assis sur son tabouret, avachi sur la tablette et la suivante, alors que Charles Edouard s'était simplement retourné pour récupérer une bouteille, le voilà qui se hissait debout sur le bar !

"Mais... Descend tout de suite !
- Relax Ed', t'as qu'à venir av... avec moi !"


Plutôt à l'aise sur ses deux jambes pour quelqu'un de complètement ivre, il fallait bien l'admettre (et c'est là qu'on sentait le bénéfice de toutes ces heures passées en boîtes de nuit branchées), le jeune homme entamait une danse lascive, envoyant valser son bonnet avec un regard aguicheur et un éclat de rire. Mais quand avait-il ré-enfilé ses affaires ?? Suivirent ses gants et son écharpe, dans une parodie de strip-tease plutôt réussie que les autres clients d'Edouard observaient, bouche-bée.

"Alors ? Tu vois que je pourrais faire du m...music hall si je voulais !" Brailla le jeune homme à son compagnon de beuverie, commençant à dézipper sa veste sur un rythme qu'il était le seul à entendre.
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Noah Abberline

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MessageSujet: Re: Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]   Ven 30 Mar - 12:11

    Noah le lui avait déjà dit pourtant : Be n’avait aucun sens du rythme. Ils étaient allé en boîte une fois, un soir, il avait fallut de longues heures pour expliquer au blond que non, un slow ne se dansait pas comme un air de rock. De toute manière ce n’était même pas ça les figures du rock ; il se gourrait carrément ce pauvre naze et Noah allait lui montrer… Bref, ils n’étaient plus retourné en boîte depuis.

    A la place, ils buvaient, ce qui occupait tout aussi bien. Ils parlaient de la famille –qu’ils n’avaient pas-, des éléphants, des noix de cocos et de Mario, le plombier de Ben qui venait au moindre problème de tuyauterie. Un type bien qui faisait exactement ce pour quoi il était payé, Noah en serait presque jaloux.
    L’homme sortit à nouveau un billet de sa poche et Ed, généreux, lui resservit une pinte. Il savait très bien que le faux espagouin n’allait pas faire d’esclandre, lui, sinon c’était que la fin du monde était proche.

    Des filles, étudiantes, les regardaient en coin dans un silence indigné par le tapage qu’ils faisaient. Sauf que ce genre de regard ça voulait dire aussi un peu « c’est pas juste que vous vous amusiez comme ça, on aimerait bien venir nous aussi ! ». Hé bien mesdemoiselles, venez, et après les deux grands méchants loups vous accompagneront chez mère-grand !

    Heureusement, il y avait Gégé à l’autre bout d bard. Celui là, il avait jamais sorti un mot, même pour commander. D’instinct Ed lui donnait ce qu’il voulait, l’autre payait et puis basta. Pas un bonjour, pas un au revoir, soit il aimait pas parler, soit un caniche nain lui avait arraché la langue. Ou bien un koala… Une fois, Noah avait rêvé qu’il tombait dans la banquise, que des koalas le repêchaient et le mangeaient tout cru ensuite. Il n’avait jamais parlé de ce rêve à personne, profondément traumatisé à vrai dire. Depuis, l’homme ne voulait plus aller au zoo. Ca tombe bien remarque, personne ne lui proposait d’y aller ! Comme quoi, la vie est souvent bien faite, mine de rien…

    Nan tu peux pas faire du music hall, t’es pas assez désirable pour ça et tu bouges trop…. T’peux même pas vendre des clopes à l’entracte et tu vas casser la fermeture de ton gilet…veste…manteau….truc…. C’est quoi cette chose que tu portes d’ailleurs, mec, c’est pour sortir les poubelles ? T’es d’accord Ed, c’est laid hein… t’as pas de mémés pour te tricoter des trucs décents ?

    C’est triste de pas avoir de mémés, même des fausses, parce qu’elles font toujours quelque chose de bien comme du chocolat, des crêpes, des gâteaux ou bien des gaufres et ça, c’est important.
    N’empêche, finalement, Noah trouva qu’avec ses fringues à lui, hé bah il avait la classe. Comme quoi, parfois on peut juste être parfait. Nina aurait presque pu être d’accord avec lui s’il n’y avait eu tout le passif gangster et compagnie. Merde, quelle connerie la vie….

    De… de toute manière, moi j’m’en fiche du music hall…je me fiche de touuuut ! Vous êtes tous que des enfoirés et puis j’irai pisser sur vos tombes, voilà ! Sauf si je meurs avant parce que ça, j’contrôle pas. Mais je ferais pas du music hall…

    Pris d’une impulsion subite, Noah balança la monnaie sur le comptoir. On atteignait le point de non retour là, vallait mieux déguerpir. Ed empocha le tout, réclama encore dix centimes –rapaces !- et lui fit signe de dégager. Oui chef, bien chef ! Le côté ours des cavernes de Noah reprit le dessus, il choppa l’autre abruti de blond par le col et le traîna jusqu’à la sortie. Diling Diliiiiing les salua la petite clochette du bar. Ouais c’est ça, ta gueule salope, pensa très fort Noah. Un vrai poète ce jeune homme, tout à fait.

    Un poète qu’osait même pas imaginer ce que serait la gueule de bois demain, entre vomissement et mal être. Alors, ni une ni deux, il éclata de rire tant qu’il le pouvait encore. Putain qu’est-ce qu’il devait avoir l’air con à se gâcher la vie comme ça, en fait ! Juste une petite frappe de mes deux qui savait pas quoi foutre de ses soirées et pleurait après une femme qu’il aurait plus jamais. Putain, quelle merde…

    C’est con que les psys dorment, m’en serais bien trouvé un en fait….

    Et puis il s’imagina sur un divan à débiter toutes les conneries de son inconscient et compagnie. Ca le fit encore plus marrer…. Il devrait peut être songer à arrêter tout ça non ? Les cuites … Il pouvait très bien se trouver une nana pas trop regardante, qui saurait se contenter du fric qu’il rapportait, avoir un gosse, peut être deux et voir que quelqu’un l’attendait quelque part, quand il rentrerait le soir. Ouais genre ça pourrait être bien cool. Il se demanda si ça valait le coup d’en parler à Thomas. Peut être pas, c’était quand même le frère de Nina, merde…

    C’est quand même un monde ça, être totalement obnubilé par une simple gonzesse, parce qu’elle avait de beaux yeux et un putain de caractère. Il pouvait pas l’oublier, comme dans les romans ou dans les films. Ah au cinéma, un scénario de ce genre ça fait toujours un mauvais film. Dans la réalité c’était pareil : ça faisait toujours une mauvaise vie.

    Not’ problème à tous les deux c’est qu’on peut rien faire… Moi je casse des gueules et toi du casses des affaires policières. On est des casseurs, comme tes éléphants, sauf qu’on a pas de lit dans lequel se fourrer, et ça c’est pas bien t’comprends ? On devrait avoir un lit, ça devrait être dans la const..contiti…sction….con…sti…tu…tion ! ouais ça serait beaucoup mieux… UN LIT POUR LES ELEPHAAAAANTS !

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Taupe et chewing-gum à la fraise [Noah]

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